Licences Post-Libre ou Licences CHATONS

Pendant le camp CHATONS, nous avons eu un atelier a propos des licences post-libre.

C’est à dire les licences qui rajoutent des choses par rapport aux licences libres mais qui sont considérées comme non-libres.
Par exemple, les licences à réciprocité, les licences non commerciales, ou encore les licences anti-fasciste.
Souvent ce sont des licences beaucoup plus politiques que les licences libres.

C’était l’occasion d’en parler parce qu’on accueille un nouveau CHATONS, Antopie, qui utilise une de ces licences.

Vous pouvez aller lire les discussions suivantes sur le forum :

Et vous pouvez aussi aller lire le pad de l’atelier qui vous donnera une idée de la diversité des avis sur le sujet, mais qui bien sûr ne rend pas compte des approbations/désapprobations silencieuses pendant l’atelier, ni des discussions en petit groupe avant et surtout après l’atelier.

Aujourd’hui ces licences manquent de visibilité et de soutien pour être crédibles, ce qui à mon avis, est dommage, surtout que la plupart de nos CHATONS sont très politisés, avec les mêmes valeurs que celles portées par ces licences.

Sur le long terme, c’est sans doute aussi une solution au problème suivant : comment faire en sorte que nos ennemis n’utilisent pas ce qu’on fait contre nous. Nos ennemis étant celleux qui ne veulent pas que le monde change en mieux pour toutes et tous.

Donc mon objectif en proposant cet atelier était de nous faire réfléchir à comment les CHATONS peuvent aider ou pas ces licences à devenir plus populaires.

Voilà pour le contexte, voici maintenant la proposition.

L’idée serait d’autoriser explicitement certaines licences au cas par cas, au fur et à mesure que des CHATONS utilisent ces licences.

Par exemple on pourrait faire une liste qu’on appellerait « Licences CHATONS » qui inclurait de base toute les licences libres + les licences post-libre qu’on décide ensemble d’ajouter.

Pour chaque nouvelle licence rencontrée, on déciderait donc si on la met dans la liste des exceptions ou dans la liste des « Licences CHATONS ».

Avec pour idée que la liste des exceptions serve pour les trucs qu’on aimerait bien changer mais pour l’instant c’est compliqué.
Et la liste « Licences CHATONS » pour les trucs qu’on veux soutenir en tant que collectif.

Distinguer les deux listes serait un petit pas encourageant pour ces licences.

Bien sur la première licence non libre dans cette liste de « Licences CHATONS » serait la licence utilisée par Antopie.

A vos avis, avec douceur et bienveillance évidemment :wink:

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(message supprimé par son auteur)

Moi, j’aime bien la fin du PAD…

Je me souviens de discussions musclées avec les fan de FreeBSD… Je m’insurgeais du détournement des codes que permet cette licence trop permissive, poussant à l’utilisation de licence contaminante.

Je comprends très bien la problématique à propos de licence restrictive, mais je suis un peu septique : quand on commence à restreindre, on commence à classer, et cela peut vite devenir toxique.

Je suis clairement anti-militariste, j’ai toujours refusé de travailler pour l’armée, et pourtant une bonne part de mes activités de ces 28 dernières années sont du « dual use ».
En pratique, c’est difficile d’interdire l’usage de code par l’armée… et même peut-être pas souhaitable de laisser tout ce secteur aux seuls codes propriétaires fermés?
Note: je ne suis pas juriste, mais en France, l’armée reste prioritaire sur le classement et l’utilisation de brevet, et je ne serais pas surpris non-plus que cela couvre les licences…

De la discussion, j’ai l’impression qu’il s’agit de licence d’usage, ce qui reviendrait à garantir que le service qui s’appuierait sur ce code à licence restreinte ne soit pas utilisé par des personnes catégorisées comme toxiques… compliqué, non?

Nous sommes nombreux à nous demander comment garder l’aspect ouvert et un usage éthique et à ce jour, aucune licence ne semble avoir résolu le problème de manière simple et qui permettrait de conserver une interopérabilité entre des contenus de différents licences.

une piste à creuser selon moi est qu’il faut adosser d’ autres outils en complément des licences pour favoriser la réciprocité et limiter les usages toxiques.

Maia Dereva qui travaillent sur les communs depuis de nombreuses années à fait un gros travail de synthèse sur les licences à réciprocité et propose deux outils : label, code social, matrice de réciprocité, monnaie, cette dernière me semblant la plus importante.

Pour celleux qui veulent creuser, aller lire le super de travail de Maia ici : La Licence Contributive Commons – Contributive Commons

lilian

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