Service chatbot IA?

Bonjour à tous,

Je sors d’un apéro/réunion avec le bureau du retzien.fr au sujet d’une réflexion d’ouverture de service type Chatbot / alternative chatgpt et compagnie…
Aujourd’hui c’est réalisable avec https://openwebui.com/ + https://ollama.com/. J’avais fait une petite maquette sur mon PC local en docker (avec un i5…) sur des petits modèles ça fonctionne mais on voit vite les bords…

Je vais pas vous refaire tout notre débat mais ça a pas mal gratté… ça vient toucher des peurs dystopique qui se mêle avec des constats de limite écologique… Et en même temps offrir une alternative éthique, qui n’absorbe pas les données des utilisateurs c’est un peu le sujet de l’asso, et en même temps offrir un truc éthique à nos adhérents écoterroristes est-ce que c’est pas « autoriser/dédramatiser » un usage énergivore… (je prends l’avion, mais je plante un arbre) et en même temps est-ce qu’il l’utilise pas déjà mais que sur des instances ou le modèle économique reste de pomper leur vie pour nourrir la machine encore plus fort… bref vous voyez bien la boucle infernale…

L’idée c’est pas tant d’ouvrir un débat qui n’en finira pas d’argument et de contre argument sur le « cbien pasbien » que de connaître les différentes positions des CHATONS sur le sujet… On a par exemple pas mis dans le moteur de recherche des alternatives à chatgpt, ou un service de chatbot : Trouver par service | CHATONS (ou autres modèles d’IA plus spécifiques… tout aussi pertinent…)

David

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Me concernant, le mantra c’est « ban AI ». Je passe un temps fameux à faire de la médiation sur le sujet je tiens facile 2h à argumenter dessus sans décolérer.
L’outil peut être bon (c’est un outil, pas le diable). Mais pour le moment, l’urgence est d’en freiner l’adoption pour la planète (réserves minérales et fossiles, pollution de l’eau, artificialisation des sols, dérèglement climatique…), les populations qui fabriquent les LLMs (Kenya, Madagascar…), et tous les corps de métiers paupérisés par l’automatisation du travail créatif.
On en rediscute dans 15 ans après le moratoire sur l’IA en Europe et la transformation de toutes les Tesla en abribus (l’ambition vous savez, c’est important).

On a pas de position officielle Deuxfleurs sur le sujet parce qu’on a mieux à faire avec notre temps que de rager là-dessus mais ya personne chez nous (que je sache) qui n’apprécie ou ne trouve réellement digne d’intérêt cette techno dans le cadre de l’Internet minimaliste et convivial qu’on essaye de proposer.

Si des collectifs CHATONS proposent le service, peut-être que je ferai la tronche. Mais de même qu’il faut être sur Facebook mais pitié m’obligez pas à m’en occuper moi, je peux entendre que certain•es trouvent judicieux que le public utilise un LLM éthique plutôt que d’engraisser les fachos outre-Atlantique.
Mon rêve c’est plutôt que CHATONS en entier boycotte les LLMs en le faisant savoir bien fort. Le vent tourne, la bulle financière peut exploser très vite (mais surtout si les gens y croient donc achetez des actions nVidia pliz). Je parie que bientôt les early-adopters se retourneront vers les grincheuxes en disant « T’avais raison c’était nul ce truc ; comment on fait une recherche sur Internet déjà ? ».
Mais ça c’est un pari. Et notre diversité est une force ; tout miser sur une éventualité est un risque.

Donc finalement : si vous voulez faire des LLMs, bah déployez, maintenez, communiquez, documentez à balle votre infra, vos stats d’usage, votre conso élec et le coût humain de la maintenance (pour la recherche siouplait). Publiquement je vous traiterai peut-être parfois de traitres, mais ça sera en rigolant et pour montrer qu’on est un groupe protéiforme et plein d’amour :heart:

J’appelle à la barre @Framasoft, qui ont pas attendu notre avis avant de tenter l’expérience, petits filous


PS : Pour la maximisation de la liberté individuelle des CHATONS ! Ce forum et notre communauté assurent le contrôle social : je suis certain que vous ferez tout pour ne pas nous faire honte :smiling_imp:

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Je ne pense pas perso qu’un chatbot soit un usage pertinent d’une LLM. Ça ne raconte jamais rien de très utile.

Mais clairement les modèles ne viennent pas de nul part, ils sont créés avec des moyens techniques et humains discutables éthiquement et écologiquement, sans compter les problématiques de « boîte noire » : tu ne peux pas savoir ce que fait le modèle en interne.

Pour moi il y a des usages utiles et pertinents de certaines technos désignées comme « IA » : traduction auto, sous-titrage, text to speech, etc. Dans ces cas l’outil n’invente pas trop n’importe quoi, c’est pas 100% fiable mais ça t’induis pas en erreur. Un chatbot lui peut te raconter n’importe quoi et te manipuler. C’est beaucoup plus problématique du coup d’un point de vue éthique à mon sens. Pas juste pour le côté écologique (car bon le modèle il a déjà été entraîné), mais ça pose une vraie question de quel est le service rendu au final. Et est-ce que c’est vraiment un service… Ou une perte de temps.

Le côté énergivore de l’IA il est plutôt du côté de la course en avant des grosses boîtes qui essaient de vendre l’AGI (ce qui n’arrivera pas, désolé). On pourrait tout à fait avoir un usage beaucoup plus raisonné de ces technos, avec une dépense énergétique/eau/matériel pas neutre certes, mais loin de ce qui est actuellement investi.

Après si tu as une exigence forte, et que le choix est entre fournir un service en local, et avoir une API qui retombe sur du OpenAI/similaire, le local sera toujours mieux.

Maintenant même dans ce cas : est-ce que tu ne serais pas toi aussi en train d’habituer les gens à faire confiance à une technologie pas fiable, écocide, qui est en train de détruire le monde (économique, biologique, vivable) ? :-/

En tout cas ça peut être un sujet à discuter au sein des CHATONS sur quelles restrictions on veut mettre dans les candidatures CHATONS : un site de CHATONS généré par IA est-il OK ? Un CHATONS qui aurait un LLM qui a la main sur son infra root ? Etc.

Perso ça ne m’intéresse pas qu’on perde notre énergie là-dedans, le monde ne fait déjà plus que parler des IAs, ça me saoule au plus haut point, on a tellement d’autres trucs à faire…

Un autre problématique : sur Paheko on a commencé à recevoir des messages rédigés par des IA, qui ne font aucun sens, et qui nous font perdre du temps à essayer de comprendre. Nous allons donc devoir mettre en place pour indiquer que les messages rédigés par IA sont interdits et ne recevront pas de réponse. C’est du temps et de l’énergie perdue pour nous, qui pourraient être mis sur des choses plus utiles. Et c’est également une très désagréable impression quand quelqu’un utilise un de ces outils pour communiquer avec nous : la personne ne comprend pas le sujet que l’IA évoque dans le texte, on a l’impression aussi que la personne se fout un peu de nous, et nous fait perdre notre temps, bref c’est très désagréable comme communication. Moi je veux parler avec des humains, pas avec des humains qui copient-collent des textes générés par des machines :cry: Donc : est-ce qu’on veut accepter la normalisation d’un monde où la communication électronique utilise une interface entre les humains qui altère leur communication ?

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Bonjour.

Excusez-moi de m’immiscer, mais j’aimerais partager le point de vue d’un utilisateur lambda de services d’hébergement et de services web personnels, en prenant mon propre exemple.

Je me méfie depuis longtemps de la publicité et je prends mes décisions en fonction des données dont je dispose. J’ai déjà une certaine expérience d’utilisation l’IA générative (Mistral, ChatGPT, LLAMA, QWEN, Gemini, Gemma) et j’ai également essayé de la déployer sur mon ordinateur personnel. J’utilise aussi occasionnellement des services populaires, car je n’ai pas toujours le budget pour des alternatives libres.

Finalement, j’ai établi deux listes : une liste noire et une liste blanche. La liste blanche contient les applications d’IA que j’utiliserais et elle est courte. La liste noire, celles que je n’utiliserais pas.

Liste blanche :

  • Logiciels de traduction automatique. Je constate que cela fonctionne et qu’un ordinateur relativement peu coûteux suffit pour obtenir une traduction acceptable (permettant de comprendre le sens des phrases). (Les modelés Argos, par exemple).

Liste noire :

  • Consultants en ligne pour sites web (car je connais les données sur lesquelles ce modèle est entraîné et ce qu’il fait de mes données). Et ces assistants IA incompétents qu’ils ajoutent pour le support technique sont très mal perçus.

  • Assistants développeurs (Copilot etc). Même constat : ces modèles sont volumineux et hébergés sur des serveurs tiers ; je ne sais pas comment ils utilisent mes données. Je ne veux pas que mon code défectueux soit publié par erreur quelque part !

  • Assistants rédacteurs d’applications et autres documents destinés à être lus par des humains. Même après utilisation, je dois demander à quelqu’un de vérifier que le document est correct.

  • Génération d’images (chatGPT, QWEN, Mistral, Midjourney, DALL-E, Stable Diffusion etc) : si j’ai besoin d’images pour un projet, tous les services actuels présentent de nombreuses limitations et sont payants (si je veux obtenir plus de 3 images pas jour). Vu le coût de ces services, il me semble plus logique de faire appel à un(e) graphiste plutôt que de gaspiller des ressources à générer une image après une vingtaine d’essais.

  • IA dans les moteurs de recherche (Gemini). Le fait d’être obligés de les activer est problématique, car nous devons quand même vérifier les informations. Je l’ai constaté des dizaines de fois, en revérifiant des réponses absurdes. C’est pourquoi j’essaie d’utiliser les résultats de recherche classiques.

Quant aux utilisateurs qui regardent des publicités et y croient… Jusqu’à présent, j’ai constaté que ces personnes n’activent chatGPT que quelques fois, s’émerveillent de la sophistication du matériel, puis ne l’utilisent plus jamais. Surtout après avoir reçu des réponses absurdes.

Par ailleurs, si je souhaite avoir mon propre chatbot personnel, je suis confronté à plusieurs contradictions :

  1. Pour créer un bot personnel qui travaille exclusivement pour moi et ne partage aucune donnée avec des tiers, il me faut un serveur. Avec au moins 64 Go de mémoire vivante et 24 Go de mémoire vidéo (pour les modèles qui répondent bien aux questions). Mais c’est coûteux : l’achat du matériel, sa maintenance et les frais d’électricité.

  2. Je peux utiliser des services payants proposés par de nombreuses entreprises. Mais je ne sais pas où et à quelles fins les données que je laisserai dans mes phrases seront utilisées. Par conséquent, cette option est également exclue. De plus, certains services peuvent cesser de fonctionner à tout moment dans certaines régions du monde.
    Cette technologie m’est donc inaccessible, pour des raisons financières ou de sécurité.

Concernant le service de bot proposé par CHATONS : je comprends l’intérêt d’utiliser les services des CHATONS pour obtenir un site web, un espace de stockage de fichiers personnel ou une adresse e-mail pour une association ou une famille. Et l’administrateur (trice) réel(e) peut donner les réponses pour mes questions.

Je comprends cependant qu’un tel service (IA) est trop coûteux pour une utilisation à domicile, voire même dans une petite salle serveur.

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Bonsoir,
Je vais vous donner l’expérience d’un utilisateur de ChatGPT dédié… Il me semblait sur base de données et moyen propre de l’entreprise qui m’emploie, pas de scan du web ni utilisation de méga-data-center, mais j’ai eu un doute récemment et je dois vérifier cela avant de continuer à l’utiliser (je ne souhaite pas participer au délire mondial actuel sur le sujet).
J’ai commencé à utiliser par curiosité, pour vérifier les expressions anglaises de mes échanges/documentations = j’ai vite trouvé les limites.

J’ai recommencé à l’utiliser - toujours au début par curiosité - lorsque j’ai dû appréhender des notions très complexes, et que le manque de temps m’empêchait d’avoir une analyse approfondie des dizaines de documentations reçues sur le sujet (en général des thèses scientifiques = plusieurs centaines de pages de fort niveau techniques).
En croisant les questions, avec plusieurs sessions, j’ai obtenu assez de réponses (certaines « pas tout à fait justes ») pour me faire une idée que j’ai pu validée dans les différentes documentations…
Partant du principe qu’il s’agissait d’une instance dédiée interne, j’ai trouvé l’outil plutôt efficace. Il reste l’aspect consommation que je n’ai pas vraiment les moyens d’évaluer : si j’ai confirmation que c’est via une instance externe chez un fournisseur majeur d’AI, mon critère d’efficacité sera annulé = je ne continuerais pas!

Il y a quelques années, j’avais proposé un algo d’analyse de données, qui aurait pu être assimilé à de l’AI… Recherches de solutions par approche probabilité, avec boucle d’approfondissement en fonction de retour utilisateur = je n’avais pas réussi à convaincre mes collègues, alors que pour moi, cela ne faisait pas de doute quant à l’efficacité.
Si j’avais pu le vendre en tant que AI, je sais maintenant qu’il aurait été accepté => l’AI est une mode…

Bien comprendre, s’inspirer des codes et approches, voire utiliser un modèle existant (ayant déjà consommé…), pour imaginer une utilisation locale, pourquoi pas… en considérant bien cela comme un outil, et en pesant bien les ressources associées.

Le proposer comme service externe… j’ai de forts doutes! 8O)

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Vous pouvez essayer d’installer certains modèles localement, par exemple à l’aide de cet outil.

La plupart des modèles ne sont disponibles qu’en anglais ; je n’ai réussi à communiquer que quelques mots en français avec un modèle de la famille de LLAMA.

Cependant, si votre ordinateur dispose de moins de 64 Go de RAM et d’une carte graphique récente avec au moins 16 Go de mémoire vidéo, vos options seront limitées à des modèles très basiques.

Par conséquent, je n’ai pas pu évaluer les modèles nécessitant plus de 4 Go de mémoire vidéo.
Et mes expériences d’installation locale de modèles se sont terminées par un petit rire face aux réponses à mes questions. :slight_smile:

Je vous transmets cet article du Diplo (août 25, Evgeny Morozov) pour qu’on ne se fasse pas d’illusions sur la « souveraineté » des installations locales :
la-souverainete-comme-marchandise-us_morozov_monde-diplo_202508.pdf (230,9 Ko)

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L’article de M. Morozov examine les aspects politiques et financiers. Ce ne sont pas les domaines les plus propices à la créativité…

Personnellement, cinq points généraux me semblent suffisants :

  1. La technologie est coûteuse : il faut soit acheter l’équipement (et cet article précise qui en profite), soit payer pour des API commerciales. Sur le marché français, les fonctionnalités gratuites de Mistral sont très limitées ; il faut donc payer en participant à l’entraînement d’un modèle tiers…

  2. L’adoption généralisée d’une technologie encore rudimentaire dans tous les domaines d’activité est excessive. Cela me rappelle l’introduction progressive du cinéma stéréophonique (3D) dans les salles obscures, apparue au début du XXe siècle, mais qui, au XXIe siècle, a également bénéficié du recours à l’informatique. De plus, la technologie étant encore imparfaite, certains spectateurs ressentent un malaise après avoir vu un film en 3D, car elle tente de tromper les mécanismes de perception du système nerveux humain.

  3. Les sources d’entraînement des modèles sont des bots qui se livrent une véritable compétition pour extraire le maximum d’informations de toutes les sources disponibles, y compris les sites web de divers secteurs. Ainsi, le travail de millions de personnes est anonymisé et elles ne peuvent être ajoutées comme co-auteurs.

  4. Dégradation des connaissances et des compétences. Les personnes qui s’habituent à laisser des modèles informatiques écrire et déboguer leur code perdent en compétences. L’automatisation est utile pour les tâches dangereuses et répétitives ; un compromis est donc essentiel.

  5. Créer et entraîner un modèle à partir de zéro est une tâche quasi impossible. Cela exige une puissance de calcul considérable et d’importants volumes de données. De plus, un modèle préexistant contient déjà beaucoup de données inutiles et inconnues, susceptibles d’apparaître de manière inattendue dans les réponses à une requête aléatoire.

Par conséquent, comme je l’ai indiqué précédemment, seuls les modèles utilisés en traduction automatique me sont utiles. Ils présentent en effet un certain avantage et représentent une évolution de la technologie de traduction utilisée il y a 30 ans.

D’une manière générale, abstraction faite de la politique, pour moi personnellement, les assistants en ligne (d’IA) en tant qu’interlocuteurs conversationnels, assistants de programmation et créateurs de ressources graphiques restent très douteux : tant sur le plan du coût que sur celui de la moralité, puisque je ne sais pas qui a anonymisé les documents et que je ne peux pas ajouter ces personnes comme co-auteurs si j’utilise des œuvres dérivées les concernant dans mon projet.

Ainsi, l’IA fait de l’utilisateur un complice du vol et, à son tour, peut s’approprier les résultats de son travail :slight_smile:

Bonjour à tous,

Pour alimenter la réflexion sur l’intégration de l’IA dans nos services sans retomber dans la dépendance aux APIs des GAFAM, l’approche que nous développons avec le système Web3 UPlanet pourrait intéresser ceux qui disposent de ressources matérielles (GPU) et souhaitent les mutualiser.

L’idée n’est pas de centraliser le service, mais de distribuer l’intelligence sur les HUBs de nos constellations (architecture en essaim), en combinant Nostr (pour le transport des requêtes/réponses) et IPFS (pour le stockage des résultats).

Concrètement, cela s’articule autour de deux usages que nous avons prototypés via des scripts Bash (l’esprit KISS / Unix) :

L’IA comme service « à la demande » dans la Toile de Confiance

Au lieu d’un chatbot classique, nous utilisons un Responder qui écoute le réseau Nostr. Lorsqu’un utilisateur de la « toile de confiance » (cercle d’amis/pairs) émet une requête (recherche, génération d’image, question), le HUB qui dispose du GPU disponible traite la demande localement (via des modèles libres type Llama/Stable Diffusion) et renvoie le résultat.

  • Le script : UPlanet_IA_Responder.sh
  • La logique : L’IA est un service pair-à-pair. Je prête mon GPU à mes amis, ils me prêtent le leur.
  • :point_right: Voir le code sur GitHub

L’IA comme « Journaliste Local »

Disposant de « Twit » géolocalisés, nous utilisons l’IA pour structurer l’information locale. Le système scanne les messages avec suffisamment de « likes » pour une mise à « La Une » du jour.

C’est une approche combine NOSTR avec IPFS pour permettre aux auto-hébergeurs de valoriser leur hardware existant pour offrir des services d’IA et de stockage « souverains » à leurs communautés.

Au plaisir d’en discuter avec vous !

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Cela m’a rappelé l’un des produits de La Suite : un service d’IA pour la communication et l’assistance documentaire, hébergé en France. Mais il est destiné au secteur public.

À ce propos, l’avis des participants à cette discussion qui peuvent fournir du matériel doté d’une mémoire vidéo suffisante pourrait s’avérer précieux.

Si je me souviens bien, Stable Diffusion requiert au moins 8 Go de mémoire vidéo pour fonctionner de manière stable.

Je l’ai testé avec 4 Go, le minimum requis, mais les performances étaient catastrophiques, même avec des images de petite taille (la génération d’une image de 640 x 480 a pris plus d’une minute, et il a fallu répéter l’opération plusieurs fois pour obtenir un résultat satisfaisant). De plus, la machine sur laquelle le test a été exécuté nécessitait un refroidissement efficace pendant toute la durée du processus.

J’ai utilisé les modèles de la version 1.5. Les versions 2 et suivantes nécessitent des performances encore supérieures.

Peut-être que je dis n’importe quoi et que les utilisateurs de configurations normales n’ont pas ce genre de problèmes :slight_smile:

Pour moi l’IA distante est clairement et actuellement un outil d’asservissement des humains.

Cette technologie pourrait avoir tout de même un intérêt en local dans le navigateur ou dans l’application.

Ex: je formule une recherche en langage naturel et une IA locale la traduit en requête SQL, nosql ou xquery pour chercher dans un corpus de documents destiné à un moteur de recherche grand public.

Ou

Avoir une ia locale open source entraîné pour une aide au développement de code avec un partage clair et transparent de ses données d’entraînement.

Et d’une façon générale je penserais ia locale et pas ia serveur et si pas possible à cause des contraintes matérielles ou par choix utilisateur, on revient à un système algorithmique deterministe moins gourmand qui permet tout de même de préciser des requêtes utiles.

++
L’airent

Qu’on le veuillent ou non, l’IA est en train de changer le monde et c’est trés en rapport avec les sujets des CHATONS, a mon avis c’est important qu’on en parle plus pour entreapprendre et savoir de quoi on parle (peut-etre au camps chatons).

Je suis pour rajouter aussi des choses en rapport avec ca dans la chartes , a voir comment ca pourrait etre fait et ce qui serait pertinent à mettre dedans.

Et enfin, je me demande combien de phrases dans cette conversation (ou sur notre forum) ont etait généré par une IA, peut-etre des fragments de message, voir des messages entiers …

ps: personnelement je fais exprés de faire des fautes d’orthographe, pour etre plus credible en tant qu’etre humain :wink:

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Déso @Adrien je n’avais pas suivi ce message.

« appeler à la barre » : je ne savais pas que tu nous collais un procès…

« tenter l’expérience », c’est un bien grand mot : on utilise uniquement Whisper en LLM (déso, mais Vosk est quand même un peu à la ramasse). Sur le fait que c’est un LLM et que c’est OpenAI, on (j’ai) écrit des kilomètres de texte, notamment à ce sujet à la sortie de Lokas, et à plein d’autres endroits, et je ne reviendrai pas là-dessus (pas le temps, et ça serait me faire du mal, donc déso-pas-déso).

Sur le positionnement de Framasoft par rapport au système industriel qui soutient l’IA générative et ses chatbots, et à l’accélération de la fascisation du monde qu’ils permettent, là aussi on a énormément produit :

Bref, læ premier⋅e qui vient me dire que Framasoft soutient l’IAg est soit juste un⋅e fainéant⋅e qui n’aura pas pris le temps de lire (du coup, même pas la peine de répondre), soit quelqu’un qui a juste envie de gratter de l’attention ou taper la discut’ (c’est cool, mais nos journées font aussi 24h, et on a d’autres chatons à fouetter).

Donc, pour en revenir au sujet original des chatbots, c’est effectivement un truc qui est problématique : malgré tout les problèmes que posent les chatBots (même """libres""""), le fait est qu’ils font partie du paysage numérique aujourd’hui. On est a quasiment 100% des 18/25 ans qui l’utilisent plusieurs fois par semaine (voir plusieurs fois par jour).

Du coup, il y a deux voies (principalement, et sur un curseur non borné) :

  • dire « Ban IA » (ce qui est un point de vue respectable, mais - excuse-moi Adrien - un point de vue que je qualifierai de privilégié ou de bourgeois)
  • dire « l’IA c’est de la merde, mais comme avec Trump/Poutine/Macron/whatever, il faut voir ce qu’on propose comme action dans un monde de merde » (ce qui est, j’insiste, un point de vue respectable aussi, même si Adrien me traitera peut-être de « social traître antirévolutionnaire »). Et « proposer des actions » ne signifie pas nécessairement « s’acoquiner avec », au contraire.

Bref, Framasoft étant une association d’éducation populaire bien plus qu’une asso libriste, on n’hésitera pas à essayer de monter des projets (même utilisant l’IA) à condition qu’ils permettent à des personnes de retrouver de l’agentivité/pouvoir_d’agir.

On a évoqué plusieurs fois en interne le fait de proposer un chatbot IA (infogéré par Framasoft, avec les valeurs de Framasoft). Pour l’instant, la réflexion est toujours en cours. Il y a des chances qu’on aille dans cette direction MAIS (c’est important, et même essentiel !) en y ajoutant la couche/patte « éducation populaire » de Framasoft (= pas juste proposer un chatbot, fut-il « libre »).

Évidemment, le collectif CHATONS pourrait se positionner en ajoutant à la charte un point « Zéro IA » en critère « requis ». Je le comprendrai parfaitement. Mais clairement, ça sonnera le départ de Framasoft du collectif (en toute amitié). Tout simplement parce que nous avons notre cheminement réflexif (interne) et qu’autant ce cheminement peut être influencé/infléchi par celui d’autres chatons (et heureusement), autant ce cheminement ne peut pas être soumis/subordonné à celui d’un collectif tiers.

Formulé autrement : je pense qu’on a démontré qu’on a loooooooonguement réfléchi à la question (je pense qu’on a largement dépassé plusieurs milliers d’heures de cerveau disponible en interne), et qu’on a aussi produit/agit sur le sujet, donc pas question qu’un désaccord stratégique externe (raisonnable et sain) devienne un enjeu de pouvoir ou un impératif de remodelage des actions choisies en interne.

J’encourage évidemment chaque structure CHATONS à agir de même : s’informer en profondeur, débattre en interne, produire une analyse critique, et décider d’une stratégie à suivre et s’y tenir. Plutôt que de suivre les décisions d’un collectif, fut-il un collectif ami. Je n’ai aucun doute que nos valeurs sont les mêmes (c’est quand même moi qui ait écrit la V1 du manifeste, après tout), et je n’ai pas plus de doutes que nos stratégies peuvent être divergentes (ce qui, me semble-t-il, n’a jamais été un souci). Au collectif de décider à quel point des stratégies différentes sont problématiques, et comment agir dessus (laisser-faire ? sanction ? exclusion ? autre ?).

Voilà voilà. « l’accusé » Framasoft a répondu :stuck_out_tongue:

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Oh merde, j’ai l’impression de t’avoir vexé, j’en suis navré ! Il n’y avait dans mon « j’appelle à la barre » aucune accusation, mais la formule était maladroite… Je souhaitais seulement entendre votre point de vue particulièrement renseigné.
Je sais bien qu’on arrivera à rien si on tient toutes une ligne de refus catégorique, et je félicite Framasoft d’avoir mis l’énergie nécessaire pour créer un discours informé sur le sujet (vous n’aviez pas traîné en plus !).
Je retourne te lire. Encore une fois désolé. Je n’ai que respect pour votre action sur le sujet :bowing_man: Et merci d’avoir pris le temps de répondre !

(Après lecture : ça motive la vision pour CHATONS « ne légiférer que le minimum pour laisser les mains libres aux collectifs de faire leurs choix en responsabilité », cette histoire)

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De notre côté, on a déployé https://traduire.sans-nuage.fr il y a déjà pas mal de temps (sans trop communiquer dessus). Là, je vois qu’il est en rade :confused: .

Je ne sais pas si chez les chatons, il y a des usages des IAg, en revanche je suis prêt à parier qu’il y a des usages des traducteurs automatiques (typiquement deepl).

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Bonjour

Il y a environ deux mois, j’ai essayé Libre Translate pour obtenir une traduction approximative pour certaines langues d’Europe de l’Est (sur le site officiel et sur ma copie Yunohost), mais le résultat était décevant. La qualité de la traduction me rappelait les solutions du début des années 2000 (Promt Giant, par exemple). Elle était également la plus faible comparée aux autres API. De plus, la qualité obtenue était inférieure à celle de toutes les solutions commerciales (GAFAM et autres, comme Yandex et quelques autres API moins connues). Mais peut-être ai-je fait une erreur ? :slight_smile:
Les logiciels des années 2000 résolvaient souvent les problèmes de qualité de traduction en utilisant des dictionnaires spécialisés, mais je n’ai trouvé aucun paramètre similaire pour Libre Translate.

Cependant, c’est formidable qu’une telle solution open source existe : sa qualité s’améliorera peut-être avec le temps, mais pour l’instant, elle peut suffire pour la traduction hors ligne de textes simples sans envoi de données à des serveurs externes. Je pense que pour l’utilisateur moyen habitué aux API commerciales, la qualité de traduction des modèles Argos peut paraître insuffisante (pour mes langues).

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T’inquiète @Adrien : je ne suis pas vexé du tout :slight_smile:

Par contre, on (je, puisque c’est essentiellement moi qui ait porté la parole de Framasoft publiquement sur le sujet) s’en ait pris plein la gueule par la communauté du libre il y a ~1 an quand on a évoqué notre position sur le sujet de l’IA.

Le simple fait de vouloir mettre un peu de nuance (notamment entre un chatbot à base d’IAg et un outil de transcription utilisant l’IA) a fait que j’ai « perdu »[1] des semaines (littéralement) a devoir répondre à des personnes nous insultant en ligne.
Un an plus tard, la position « globale » de la communauté s’est « affinée » : les gens ont pu prendre un peu plus de temps pour se forger une opinion, qu’elle soit tranchée ou pas. Et les insultes / tacles publics sont bien moindres (mais toujours existants, et pour partie responsable que je n’ouvre plus Mastodon).

Bref, de nouveau, je ne suis pas vexé/blessé. Juste … fatigué. Et attentif au fait de savoir si je dois mettre de l’énergie ou pas à répondre à un message qui sous-entendrait que la position de Framasoft n’est pas respectable. (on peut avoir une position respectable ET avoir tort, hein).

Ici (forum CHATONS), j’estime être dans un espace suffisamment « safe » pour partir du principe que les gens ne veulent pas nous agresser, d’où le fait que j’ai pris le temps de te répondre.
Mais effectivement, sur la forme :

J’appelle à la barre @Framasoft, qui ont pas attendu notre avis avant de tenter l’expérience, petits filous

a levé plusieurs red flags :

  1. « appelé à la barre » : champ sémantique du procès (témoin ou accusé), avec sommation de réponse
  2. « qui n’ont pas attendu notre avis » : sous entendu qu’on devrait demander l’autorisation du collectif pour monter exprimer une position ou monter un projet au sein de notre structure
  3. « petits filous » : ironie certes affectueuse et taquine, mais qui là encore sous-entendrait qu’on aurait « filouté », fait quelque chose sans autorisation, détourné une règle à notre avantage.

Bref, on se connaît (je dirai même qu’on s’apprécie), et je ne doute pas un instant que tu ne souhaitait blesser personne, mais TOUT dans ta phrase indique qu’on a fait quelque chose qui aurait contrevenu à l’esprit du collectif. D’où ma réponse très … factuelle, qui peut laisser à penser que j’aurai été vexé (de nouveau, ce n’est pas le cas).

pyg

[1] - quand je dis « perdu » du temps, on me répond souvent que c’est pas du temps perdu, puisque mon explication a pu permettre a une personne de mieux comprendre notre point de vue et, qu’apres tout, Framasoft est une association d’éducation populaire. C’est vrai, sauf que ce raisonnement fonctionne dans un monde « idéal » ou notre temps serait infini. Framasoft, c’est… beaucoup BEAUCOUP d’énergie pour servir ~2 millions de personnes (je rappelle qu’on doit être environ 3 équivalent temps plein pour gérer tout Dégooglisons-internet). Donc passer 2 heures à répondre à un random sur Mastodon ou en commentaire du Framablog, ça a un impact réel pour parfois des milliers d’utilisateurices de nos services. Je le fais parfois car ne pas répondre peu avoir un effet délétère pour notre image (« Regardez, j’ai insulté Frama qui utilise Whisper et ils ne m’ont pas répondu, c’est donc que j’ai raison ! »). Je sais que c’est le jeu (j’y joue depuis +20 ans), mais je tenais à rappeler que ce n’est pas pour autant que c’est une partie de plaisir.

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C’est clairement mon cas.
NB : j’ai découvert il y a peu about:translations (à saisir dans comme URL dans Firefox), et c’est suffisant pour moi dans une très large majorité de cas. (Quoi qu’on pense de Firefox, hein)

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Force à toi @pyg ! (ça ressemble bien à dû harcèlement numérique… c’est beau les réseaux même dans l’entre soit) j’espère que vous pouvez en discuter à minima chez Framasoft et que tu as quand même eu du soutien dans la tempête !

De mon côté je me sens plutôt aligné avec ta/votre position. Ta conf à bien « résumé » (c’est peut-être pas le bon mot pour 2h de conf) mes constats, ma pensée, mes doutes, le « bah oui mais bon c’est là kékonfait »… sans oublier l’usage « des gens » (ref à la conf)… Merci ! :heart:

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C’est chou, merci ! <3

De nouveau, c’est un positionnement. Donc avoir « raison » ou « tort », ça n’a pas de sens.
C’est juste que j’apprécierai plus de bienveillance envers les copaines (et plus de malveillance envers nos vrais adversaires :smiling_imp: Notamment les technofascistes.). Mais je sais qu’il est plus facile de taper sur le militant d’à côté (typiquement, Framasoft) que sur le PDG du CAC40 ou que le fasciste à la maison blanche, justement parce que la proximité est forte avec l’un, et pas avec l’autre.

Ah oui, c’est clairement une forme de harcèlement, et paradoxalement, je … l’intègre comme une part de mon travail (limite dans ma fiche de poste). C’est presque inévitable quand tu es « visible » (ce qu’est Framasoft sur sa thématique, même de « niche »). Donc, ça fait partie du taf (malheureusement).
Mais pour protéger ma santé mentale (et celle de mes collègues), il faut être en capacité de jauger ce qui va être « légèrement impactant » de « tres impactant ».
(not so) Fun fact : si tu fais une recherche sur ce forum, tu verras que je fais une réponse « piqure de rappel » (sur ce qu’est Framasoft, et ce qu’elle n’est pas) a peu près une fois par an :sweat_smile: Quand je dis que c’est intégré à mon taf, je ne rigole pas :wink:

Reformulé : je ne plains pas des « agressions en ligne » (j’en comprend les mécanismes, et sauf si ça tombe à un moment de vulnérabilité, je sais m’en protéger). Pas plus que je ne me plains du fait qu’il faille se répéter régulièrement (même si c’est usant). Je regrette juste que parfois, au sein d’une même communauté, on ne se fasse pas plus confiance, et qu’on « compare nos militances » comme des mascus compareraient d’autres attributs (je parle des muscles, évidemment :stuck_out_tongue: ), plutôt que de juste essayer de comprendre pourquoi iels ont choisi tel ou tel type d’action. :person_shrugging:

Framasoft (et les chatons) faisant plein de choses, forcément, on se plantera sur certaines. Mais notre force est justement dans l’expérimentation et le fait de ne pas s’interdire 100 échecs pour 1 réussite.

Release early. Release often. :slight_smile:

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