Bonjour à toutes et tous 
Je voulais partager une initiative qui me semble complémentaire à ce que fait le collectif CHATONS : Charles, une extension navigateur (Chrome) gratuite et open source, conçue pour sensibiliser la population générale à la souveraineté numérique européenne.
Le principe est simple : quand vous naviguez sur un service GAFAM, l’extension vous suggère discrètement une alternative européenne équivalente. Google Drive → Nextcloud, Gmail → Infomaniak, etc. Rien d’intrusif, juste un rappel que le choix existe.
Ce qui m’a séduit dans cette démarche, c’est qu’elle ne s’adresse pas aux convaincus (on est déjà au courant ici !
) mais aux gens qui n’ont pas le temps de chercher des alternatives, et pour qui passer aux alternatives libres et/ou a minima européennes représente un saut trop grand. Charles abaisse ce seuil en mettant la souveraineté numérique à portée de clic, au moment où ça fait sens.
C’est une initiative bénévole, sans publicité, sans modèle économique derrière. Juste un outil utile et mis à disposition gratuitement.
L’extension est disponible ici :
Curieux d’avoir vos retours : est-ce que certains l’ont testée ? Et est-ce que vous pensez que ce type d’outil (grand public, non intrusif) peut jouer un rôle de porte d’entrée vers les services que le collectif CHATONS propose ?
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N’étant pas utilisateur·rice de Chrome (Firefox/Fennec power !), je n’ai pas pu tester l’extension moi-même, mais j’aimerais partager quelques réflexions, notamment sur la partie « recommandations ».
Sur la portée politique des recommandations
D’habitude, je fais plutôt partie de la team « ne soyons pas plus royaliste que le roi », mais il me semble que ce type d’outil manque profondément de perspective politique dans ses recommandations. À mon sens, la force des CHATONS ne réside pas tant dans la simple proposition d’outils libres, mais bien dans leur structuration collective et l’éthique qui sous-tend la gestion des outils et des données des utilisateur·rices.
Alternatives européennes vs. souveraineté locale
Recommander une alternative aux GAFAM qui serait simplement européenne me paraît passer à côté de l’essentiel : ce que nous défendons avec les CHATONS, c’est avant tout la reprise de contrôle des données par l’essaimage de structures locales (local eu sens géographique ou au sens d’Internet). La souveraineté numérique est un effet positif, mais ce n’est pas une fin en soi.
Avoir un nouveau géant européen du numérique est certes légèrement préférable à un géant américain non soumis au contrôle démocratique, mais cela ressemble un peu à choisir entre la peste et le choléra… ou du moins entre un diable que l’on connaît et un autre que l’on ne connaît pas encore.
En résumé
Je pense qu’il serait intéressant de recentrer les recommandations sur des solutions qui favorisent vraiment la décentralisation, la maîtrise locale et l’autonomie des utilisateur·rices, plutôt que de simplement remplacer un monopole par un autre.
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