Réseau maillé décentralisé souverain

#1

Ca fait presque 2 ans que j’explore les systèmes distribués. Duniter. IPFS. Scuttlebutt ont jalonné mon parcours d’expérience.

On a pendant le confinement bossé sur un prototype de réseau mixant ces 3 protocoles. Cela a abouti à Astroport.com

J’aimerai beaucoup en discuter avec du monde, car malgré la jeunesse d’implémentation des codes, la structure réseau en résultant profite de propriétés uniques. Comme de multiples Intranet/Extranet issus de chaque individu…

Le “proto” tourne sur quelques noeuds et est utilisé comme back-end pour g1sms.fr et copylaradio.com

A ce stade, cela manque d’interfaces… Mais de multiples applications sont possibles.

Je serai ravi qu’on en discute plus longuement.
J’habite la région toulousaine.

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#2

J’ai essayé de comprendre, mais je n’ai rien compris (et pourtant je connais duniter et ipfs).

A mon avis le contenue du site est à revoir en terme de communication.
Le readme du git était un peu mieux. J’ai l’impression qu’il s’agit d’un framework pour faire des apps décentralisées, mais sans helloworld ou équivalent ( du fait du peu de clarté, j’avoue ne pas avoir envie d’aller plus loin).

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#3

Au contraire, je trouve que c’est hyper alléchant en terme de communication pure ! Ce qui encore est le talon d’Achille du Libre ! Axiom Team rules! ^^

Par contre effectivement, même avec mon faible bagage technique, je crains moi aussi que ce ne soit encore un peu vide derrière cette magnifique façade.

Mais peut-être est-ce justement pour cela que @qo-op solicite les chatons, je me trompe ? :wink:

#4

Suite à la lecture de la page https://astroport.com/, quelques remarques :

  • contradiction de dénoncer les GAFAM et de s’appuyer dessus quand même : la page contient le texte « Le Web d’aujourd’hui est un Internet des rois, dominé par des monopoles qui écrasent l’innovation et favorisent le capitalisme de surveillance. » avec en bas de page des liens vers Facebook, Twitter et Instagram…

  • où est la page « mentions légales » ? Aucun nom nul part. Avancer masqué ne donne pas confiance.

  • « Partenaire du réseau des C.H.A.T.O.N » : intéressant, c’est quoi un partenaire du réseau C.H.A.T.O.N ? C’est quoi le réseau C.H.A.T.O.N ?

  • c’est quoi l’intérêt de tous ces slogans vides et vomitifs ?

Ça fait toujours plaisir de voir un nouveau projet original et une équipe enthousiaste mais encouragement à clarifier la communication et les pratiques, car sinon difficile de suivre.

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#5

Moi aussi, je suis allée regarder le site, et je n’ai rien compris du tout ! J’imagine que ce site ne s’adresse pas à des internautes lambda mais à des technicien⋅nes… ce qui expliquerait mon incompréhension totale de ce dont il s’agit et d’à quoi cela sert. Je n’irai pas jusqu’à parler de “slogans vides et vomitifs”, mais l’usage de la novlangue start-up-ienne me fait frémir tout de même (et si seulement, cela m’aidait au moins à comprendre de quoi il s’agit, ce serait mieux).

Et tout comme @Cpm je m’interroge sur le fait qu’on utilise la petite notoriété du CHATONS alors même que personne avant cette publication n’avait de lien avec le collectif. En quoi sommes-nous partenaires ?

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#6

La citation complète est la suivante :

“Nous développons une solution Libre, alternative aux solutions clouds privateurs, nous sommes à l’abris de la monétisation de nos données pratiquée contre notre gré. Nous sommes ravis que le projet Astroport ai choisi Nextcloud parmi leur suite applicative. Partenaire du réseau des C.H.A.T.O.N l’utilisation de Nextcloud se fait en toute simplicité, en toute confiance, dans le respect de nos valeurs. Préinstaller Nextcloud directement sur les postes utilisateurs nécessite quelques compétences techniques qui ne sont pas à la portée de tous. L’équipe d’Astroport fait en sorte que cela soit aussi simple qu’un clic de souris.”
– Julien Veyssier, Ingénieur logiciel chez Nextcloud GmbH

Je comprends que ce serait Nextcloud GmbH le partenaire des chatons, plutôt que le projet Astroport.

#7

Gratitude pour vos réponses. Effectivement, je comprends que la présentation faite sur le site soit perçue comme “ecoeurante”. Mais c’est une tentative de vulgarisation.
S’il vous plait, soyez indulgent. Il s’agit d’un effort réalisé sur un temps relativement court. Et seul.
On a fait de notre mieux. Ce n’est pas parfait.

D’un côté, il y a l’aspect technique, plutôt complexe. Blockchain. Protocoles p2p. De l’autre, les applications qui peuvent en résulter… Ainsi ce message n’a pas vocation à être " la vérité " c’est une invitation à imaginer et créer ensemble un nouvel internet sans datacenter, fait de la réunion des ressources et des forces libres.
J’espère qu’il trouvera une résonance positive au sein de la communauté.
Merci

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#8

Il faudrait :

  • mieux séparer la présentation grand public qui vend du rêve, d’une présentation de la technique à l’intention des adminsys.
  • un état clair et honnête d’en quoi consiste Astroport actuellement et concrêtement. Parce qu’en l’état, on ne sait pas encore bien où les chatons peuvent aider ? Sur le montage d’une preuve de concept ? On ne sait pas.

Dans le fond, c’est vrai que les chatons pourraient étudier un plan B. Le plan A est la redécentralisation d’Internet, mais peut-être est-ce déjà peine perdue ?…

Alors, et sans y comprendre grand chose, je lis ici et là du bien de GNUNet, de Mesh, j’en passe… et maintenant d’IPFS. Mais comment fait-on pour soutenir ses réseaux en parallèle du travail plus classique d’un hébergeur Internet éthique ? Pourrais-tu nous éclairer là dessus, @qo-op ?



https://ffdn.org/fr/article/2019-06-29/la-federation-fdn-soutient-battlemesh

#9

Je suis très indulgent sur la qualité de la communication parce que je communique très mal donc je serais vraiment mal placé pour critiquer constructivement :wink:

Je serais intéressé à télécharger une image de la distribution pour tenter de la booter et regarder comment c’est fait dedans. Même si ça ne marche pas vraiment, l’exploration de nouveaux territoires a quelque chose de passionant :rocket:

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#10

salut à tous, je vous remercie pour votre intérêt et vos réponses… Au delà de l’aspect technique (encore au stade alpha), j’ai voulu démarrer ce fil de discussion afin de porter notre attention sur les effets que nos actions induisent sur la réalité.

Je suis depuis ma plus tendre enfance passionné par les capacités que nous apportent les ordinateurs et la mise en réseau des machines. Le mouvement porté par les chatons est salvateur, mais il ne remet pas complètement à plat la structure numérique. Il apporte une sous-structure “fédérale” à un Internet qui reste “féodal”.

Cela est bon. Mais n’apporte pas de solution totalement viable à long terme. En effet, même si l’utilisateur peut enfin expérimenter sa souveraineté numérique en dehors des services des GAFAM, aucun de nous ne s’est libéré des “Datacenter”. De plus, la charge financière et technique que chaque “chaton” doit supporter pour les autres peut se révéler lourde à porter (ex: Framasoft pendant le confinement). Cette situation peut amener à la défection de certains, voire à bafouer le contrat moral établi au départ (ex: blablacar qui a finalement “vendu” son expérimentation d’économie solidaire à des acteurs moins scrupuleux).

Oui, tant que nous sommes dépendant de la monnaie, sa fatale nécessité d’accumulation et de croissance et se retourne souvent contre nous, malgré nous…

Alors pour aller au delà de la barrière qui se dresse sur notre chemin, je propose de pousser encore plus loin notre action. Actuellement, les outils qui permettent de décentraliser le réseau sont apparus. je suis tombé sur IPFS et expérimente les capacités de ce “système de fichier interplanétaire” depuis près de 2 ans.

Comme vous pouvez le lire dans mon message sur leur forum, il s’avère qu’à part le démarrer en “cluster” privé, ce système s’est révélé “incontrôlable”… Ainsi, voici le propos qui m’a amené à l’opérer dans astroport en le synchronisant avec le protocole et le réseau social scuttlebutt. Cette approche m’aura permis de constater qu’il était possible de réduire drastiquement les coûts d’exploitation du système d’information en résultant. Seuls quelques bootstrap ou pub se doivent de conserver une connectivité 24/24 et ils peuvent se situer sur des LAN que les utilisateurs synchronisent par leur itinérance physique. Ici, chacun est à 100% souverain.

Aujourd’hui l’usage officiel d’IPFS désormais orchestrée par les grands acteurs du numérique continue de s’orienter vers l’établissement de “cluster” reliant et optimisant leurs datacenters. Netflix aura compris qu’il pouvait grâce à cette technologie profiter des économies d’échelle, de stockage et de bande passante que cela pouvait lui apporter. Je ne serai pas surpris qu’il mette sur le marché une “BOX” qui permettrait du coup l’accès à ses contenus multimédia avec 90% du coût de revient qui serait supporté par ses abonnés… Sans qu’ils le sachent.

Voila à mon avis la nouvelle frontière qui se profile. Un Internet décentralisé qui profite aux oligarques, alors que l’effort de maintien et de fonctionnement est supporté par tous (cela ne vous rappelle rien?)

Ainsi ce message vise à révéler ce que j’ai pu constater. Mais ces technologies sont libres et nous avons là une opportunité rare de pouvoir devancer les barons du secteur. Je crois pour y parvenir que nous devons nous en accaparer et travailler à offrir une UX et des services qui séduiront le public. La tâche est ardue, mais le défis en vaut la peine.

Au sein d’AxiomTeam, nous avons réuni un petit groupe et commencé à débroussailler cela. Un premier essaim (“swarm”) de test à permis de valider ces dires. Je crois que plutôt que d’orienter uniquement nos efforts vers des solutions “professionnelles” (Cloud, Office, Mail, etc…), s’occuper de proposer des alternatives libres à spotify (ou netflix) nous permettrait d’augmenter la visibilité de nos actions auprès du grand public.

CopyLaRadio propose une première “box” (jukebox) qui aborde le stockage et la rémunération des opérateurs des “noeuds”. Actuellement, l’enjeu reste d’ajouter aux metadonnées une indexation à partir de l’“audio fingerprint” des morceaux distribués et stockés dans ipfs.

Plutot que d’utiliser ScuttleButt pour établir la relation sociales des multiples swarm, nous envisageons de nous appuyer sur gchange.fr (avec un backend elasticsearch) qui apporte la partie monnaie libre à l’ensemble.

Enfin nous manquons de ressources, de développeurs, de testeurs… Alors si ce message vous parle, je fais le vœux que nous reprenions Internet pour nous l’offrir en partage.

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#11

Après ces explication je comprend mieux l’intérêt. Pour résumer, le système de fichier IPFS public n’étant pas viable car on a peu de contrôle dessus, il est proposé d’y associer une monnaie (libre) afin de réguler le système de fichier global ainsi créé. En tout cas , c’est ce qui est décrit dans l’exemple jukebox.

Y-a-t’il un tuto de déploiement d’un jukebox ?

Je pense qu’à ce stade, l’objectif n’est pas de communiquer auprès du grand public, mais bien auprès d’un public technique afin de leur montrer comment créer des alternatives basées sur ce modèle et de les y encourager. Par exemple en diffusant un tuto, sur comment déployer/construire jukebox.
Ensuite les personnes qui créent des alternatives basées sur ce modèle Astroport (IPFS+duniter+scuttlebut) feront elle même la communication (ou pas) de leur alternative au grand public. Ce dernier pourra alors mieux comprendre le principe des apps construite avec le modèle d’Astroport.

Pour finir, je vais prêcher pour ma paroisse, si vous voulez que ces apps Astroport soient utilisées et déployées, il faut des pods (ou tout autre nom que vous leur donnez). Du coup, vous devriez regarder comment créer un package yunohost pour les apps qui existent déjà. Yunohost peut vraiment être un catalyseur pour le déploiement d’app de ce genre, car aujourd’hui il y a quand même des milliers de miniserveur à la maison, et pas mal d’adminsys en herbe qui seront prêt à tester.

Et puis apparaître dans le store yunohost, c’est aussi une manière de communiquer son existence.

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#12

oui

Pour le moment, il existe un pas à pas de la version “mono poste” basé sur le kit “pirate radio”. Il manque à la couche “astroport” la capacité de fournir les “metadata fingerprint”, et scuttllebutt alourdissait trop l’ensemble (PiZero)

Lors de nos test, il s’est avéré que la “couche” scuttlebutt est trop “fat” pour fonctionner sur un rapsberryPi (une version codée en go est disponible, mais n’inclue pas la partie messages privés). Ainsi Scutllebutt a été retiré de l’équation…

Maintenant les critères SSB qui en étaient utilisés pour former le “swarm ipfs” sont désormais disponibles dans gchange.fr au travers des indicateurs “aimer”, “suivre”. La crypto sous-jacente est la même (ed25519) et la note de confiance permettra d’apporter une meilleure modulation aux liens d’amitiés.

Il est même envisageable d’introduire une monnaie libre totalement relativiste en appliquant les formules en “relatif DU

Je ne pense pas avoir la compétence pour réaliser cela. L’univers Yunohost est immense…
Pour ma part, je suis plus à l’aise pour préparer des ISO à flasher sur carte SD prêtes à s’éxécuter sur RaspberryPi… Cela me parait plus simple pour commencer, et permettrai de proposer des box peu couteuses pré-installées.

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#13

Lol. Je traduis « Je suis seulement compétent pour bidouiller les couches profondes des systèmes d’exploitation et des protocoles réseau acentrés, le développement web est tellement insurmontable ! »… C’est fou la diversité des points de vue !

#14

Ce n’est pas une histoire de point de vue… Quand on fait un véhicule, il y a le moteur, les roues, la carrosserie, le tableau de bord. Je pense qu’on fait de meilleures créations à plusieurs

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#15

Pour être développeur de métier, je confirme que packager des logiciels demande une vraie compétence (pour yunohost ou autre). Et je regrette parfois que cela ne soit pas plus simple. Un jour peut être qu’il existera une boite à outils universelle qui contiendra tout ce qu’il faut pour gérer des paquets logiciels (il manque par exemple des choses aussi simples que la signature des paquets dans … pypi). Mais on ne pourra pas faire l’économie d’apprendre à s’en servir.

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