Déframasoftisons Internet : les conséquences

#1

Nous venons de sortir un article sur le #framablog où nous avons annoncé la fermeture sur les 2 prochaines années de certains des services que nous proposons : https://framablog.org/2019/09/24/deframasoftisons-internet/
Je vous invite à en prendre connaissance car en tant que membre du CHATONS, vous allez avoir un rôle à jouer dans les prochains mois.

En effet, comme indiqué, “nous espérons que cela motivera de nombreux hébergeurs à ouvrir leur instance du logiciel Lutim, donc du même service (nous pensons aux camarades du collectif CHATONS). Et ensuite, cela nous donne le temps de repérer des offres d’hébergement et de les afficher sur la page d’accueil de Framapic. Ainsi, cette page d’accueil vous emmènera, d’un clic, vers le même service, chez un autre hébergeur… et ce, dès l’annonce de la fermeture de Framapic (un an avant qu’il ne ferme).

Nous souhaitons donc entamer une réflexion générale avec vous sur la reprise des services que nous allons fermer. Il va nous falloir proposer à nos utilisateur⋅ices des alternatives sérieuses sur les pages de chaque service. Et pour certains de ces services, on s’aperçoit que les alternatives sont peu nombreuses ou moins facilement accessibles.

Vous pouvez donc d’ores et déjà nous faire savoir sur quel(s) service(s) vous pensez pouvoir être référencé en tant qu’alternative !

#2

Est-il possible d’avoir une estimation de la charge serveur global en ressource (nombre d’utilisation, espace et bande passante) de votre framapic ? Il y a sans doute à réfléchir pour éviter de couler les serveurs des volontaires :slight_smile:

Chez ARN on va discuter ce soir d’héberger un framapic et un searx sur sans-nuage.fr.

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#3

Le gros problème qu’on va tous avoir (hébergeur à but non lucratif) , sauf ceux dont c’est le business, ça s’appelle la bande passante !
Tant que n’aurons pas des tuyaux approprié, cela sera dure : mais peut etre suis-je un cas isolé !

#4

A colibris, on a dans les tuyaux une instance de lufi (framadrop), une de dolomon (framaclic), et une de privatebin (framabin).
Pas de lutim en vue… les images ça prend trop de place et il peut y avoir des gens mal intentionnés qui déposent des choses pas très belles à voir…

#5

Chez Framasoft, on est hébergeur à but non lucratif et pourtant on n’a pas de problème de bande passante… Cela reste un choix d’avoir ses serveurs en local ou non. Ce n’est en tout cas pas un critère pour intégrer le collectif.

#6

@ljf : difficile de répondre précisemment à cette question : nous avons actuellement 83 VM (sur une 30aine de serveurs physiques). Et on bouge régulièrement les projets de VM en fonction des besoins (typiquement, ce matin, on a déménagé framagenda : https://status.framasoft.org/incident/538 )

On fera de notre mieux pour répondre à des questions du type : “Quel puissance/espace_disque pour héberger framapic - https://framagit.org/fiat-tux/hat-softwares/lutim pour X images déposées par mois ?”
C’est d’ailleurs l’un des buts de CHATONS de partager ce type d’infos.

Mais être plus généraliste est, dans l’immédiat, impossible car cela dépend de trop de facteurs :-/

#7

En deux mots : indépendance et liberté.
Pour la bande passante pour avoir des milliers d’utilisateurs et des serveurs basse conso. … la recette m’interesse Angie :stuck_out_tongue_winking_eye: ?
Je suis parti d’un principe simple : chaque village, ville doit avoir sa production d’eau, ses sources.
Alors chaque village, ville doit avoir son hebergement de données le local.

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#8

Ah mais il n’a jamais été question de serveurs basse conso dans ton message initial @ledufakademy !

#9

alors revenons à la bande passante comment avoir un lien 10gb sans passer au dessus des 2000€/mois ?

#10

@ledufakademy personnellement je poserais plutôt la question : comment avoir suffisamment d’utilisateur pour avoir besoin d’un lien 10g ? Certes si on imagines router une part des utilisateurs de Frama peut être que ça monte vite, mais dans la pratique jusqu’ici, la plupart des chatons ont plus un défaut de com’ qu’un défaut de bande passantes à mon sens…

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#11

c’est pas faux …
N’empèche qu’avec un lien VDSL 60Mb/15Mb : je vois pas comment je vais encaisser plus de 100 à 200 utilisateurs. (je suis à une 50 aine d’utilisateurs, pour du nextcloud x 3 , du mail , webmail + les services de base pastbin, pad , caldav/carddav/ 2 ou 3 site web)

Mais je suis qu’au début donc tout est rose.

#12

la plupart des chatons ont plus un défaut de com’ qu’un défaut de bande passantes à mon sens…

Et hop un nouveau tee-shirt :stuck_out_tongue:

C’est tellement vrai… D’ailleurs je pense qu’il y aurait autant de candidats à un atelier ‘communication’ qu’à l’atelier ‘sécurité’ proposé par @Association42l :smiley:

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#13

Je peux animer un atelier “communication” quand vous voulez ! Mais selon moi, la question est : plutôt que de former des technicien⋅nes informatiques à la communication, pourquoi ne pas essayer de “recruter” des personnes ayant ce type de compétences au sein de vos structures ? Comment les accueillir ? Comment faire pour qu’elles ne se sentent pas trop en décalage ? Là, il y a selon moi, beaucoup à réfléchir !

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#14

Erf, c’est tellement vrai…

Mais bon que va-t-il se passer quand un éminent étudiant en communication va pénétrer avec son mac book flambant neuf dans une assemblée de geeks chevelus ?

Blague à part, il faut trouver les perles rares qui verraient un “jeu” à travailler sur cette communication. Je sais pertinemment que le potentiel est énorme, mais encore faut il en convaincre un expert en communication…

#15

est ce que le bénévolat attire ? pour la comm. ou même proposer gratuitement des services de substitution ?
moi c’est ce que je commence à me poser comme question …
j’ai fait un forum des associations , j’ai eu pas mal de monde … intéressé et intéressant mais … quand il s’agit de s’engager, prendre sur son temps il y’a déjà bcp mais alors bcp moins de monde.
en tout cas moi je veux bien aider mais encore faut-il vouloir vraiement être aider .

#16

remarques : en lisant le blog je m’aperçois que j’ai monté les mêmes services que vous compter garder sur framasoft … drive, agenda, pad,talk , ça s’appelle nextcloud.
je pense que le reste est superflu.
je fait du mail en plus.

#17

je dis peut être un connerie mais il nous faudrait des “data center” de proximité, je ne sais pas comment faire, ni qui solliciter.

#18

Bravo à Framasoft pour cette initiative de déframasoftisation. Ce n’est pas une surprise, parce que l’intention était claire dès le début. Les CHATONS était crée pour cela.

Je suis partante à faire partie des reflexions pour déframasofter et plus chatonniser. Je veux bien aussi essayer de porter les reflexions vers le réseau de Librehosters et soutenir un échange si possible. Le projet mérite d’aller plus loin que la francophonie :wink:

Je suis d’accord, comme dit plus haut, que le gros problème est que les hébergeurs libres ne sont trop souvent que techniciens, le coté communication est un manque criant (et dans les logiciels libres en générale). Le grand mérite de Framasoft est la communication et la vulgarisation. Les hébergeurs doivent l’apprendre aussi. Je rève de voir tous les équipes CHATONS composé de 50% tech et 50% communication !!

Je pense aussi qu’il faut moins de bénévolat et plus d’initiatives à oser de vouloir vivre d’un travail éthique (ça compte également pour les logiciels libres en général, pas seulement dans l’hébergement).

Allez, je trousse déjà un peu mes manches, mais ne sais pas vraiment par où commencer…

#19

ben, écoutes il ya une place à prendre à ilinux … pour la comm. :wink:
On peut pas tout faire, la technique : ca prends beaucoup de temps aussi, rien n’est magique ce que beaucoup de consommateur “informatique” ont tendance à croire.
Non, une architecture informatique, un système d’information … cela ne se monte pas en une semaine, c’est comme une maison : un savant empilement de brique … système, réseau, graphique etc.

Oser monter sa structure, oups … là il faudrait une discussion hors clavier pour vpouvoir étayer …
Sérieux ceux qui montent des boites , en ce moment : ben ils en ont. (même plus j’y pense !)
C’est bien beau la startup nation : mais faut en bouffer de son travail !
Et la la réalité ramène bcp de reveur à la dure loi du marché : les miettes sont à bouffer , miettes à se partager à beaucoup.

#20

Pour le côté “trouver des bénévoles en com”, je pense que ça peut se faire, parce que j’ai rencontré des gens un peu désabusés par les pratiques qu’ils apprenaient en école de commerce et qui se disaient que tout ça pourrait être mis au service de choses plus éthiques. Par contre, y’a vraiment une double difficulté :

  • Aller rencontrer des gens “en dehors de notre milieu”, avec des codes sociaux parfois très différents, ce qui veut dire pas mal de risque d’incompréhension. Je pense qu’on n’a rien à perdre à contacter les assos d’étudiants de divers domaines et proposer une conférence de présentation, mais que c’est plus efficace si on prend le temps en amont d’aller boire quelques chocolats avec ces mêmes assos, se taire et écouter à quoi ressemble “leur” monde… avant de venir leur présenter notre vision. Et c’est long, de travailler ce genre de contact.
  • Quand on a enfin quelques bénévoles qui viennent timidement voir s’ils peuvent aider, laisser de côté nos marottes (techniques) et passer encore du temps à socialiser, afin qu’ils et elles trouvent leur place parmi nous. Et ça aussi, c’est long et pas évident.

Sur la conférence que j’avais fait aux JDLL il y a deux ans, j’exposais ma théorie selon laquelle il fallait avant tout trouver la/les personnes capables de faire du lien : papoter avec tout le monde, et traduire les discours tech/marketting/financiers/artistiques aux divers membres d’un projet. Je continue de penser que c’est l’aspect important pour passer de la phase “j’ai mon serveur sur lequel je joue et je propose ça à mes proches” à celle où on peut vraiment accueillir du public. Et c’est pas forcément les mêmes personnes qui prennent plaisir à bidouiller les serveurs, et qui prennent plaisir à papoter avec tout le monde, même si ça arrive :wink:

Après, asso, entreprise, je pense que tout est possible, à partir du moment où on arrive à motiver assez de gens… Et il me semble que c’est le souci de certains CHATONS et nombre d’apprentis minous (et je me compte dedans) : il y a une ou deux personnes vraiment motivées, mais ça n’est pas assez pour faire tout ce qu’il y aurait à faire, et du coup on rame pour assurer le minimum.

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