Des chatons solaires?

#1

Hello!
Est-ce qu’il y a un ou des jolis Chatons qui fonctionnent au solaire? Pas trop envie d’énergie carbonée, de nucléaire, même pas d’hydraulique… Sinon, des projets en la matière? Régis de Lausanne/Suisse

#2

Bonjour, il me semble que Framasoft a traduit l’article https://solar.lowtechmagazine.com/2018/09/how-to-build-a-lowtech-website/ qui présente une facon de faire.
A mon avis, pas trop moyen d’offrir des services dynamiques, mais du statique en moyenne disponibilité devrait pouvoir se faire :wink:

#3

Je me pose aussi cette question mais sur la partie hébergement de site, les logiciels légers.
Wordpress , c’est bien … mais il lui faut de la ressource, nextcloud idem …
N’existe-il pas un projet qui regroupe du :

  • caldav,
  • carddav,
  • “dropbox”
  • etc

Pareil pourquoi ne voit on pas (ou que je ne connais pas ;-))des CMS pour bâtir des sites non dynamiques (ou pas), légers avec jusqu’a un ensemble de page html et css , sans technos energivore ?

#4

Bonjour Stéphane,

Pour la deuxième question sur les CMS “basse consommation”, je pense que c’est le but de logiciels comme Hugo et Pelican, ou dans une moindre mesure Grav. Mais je ne les connais que de réputation sans les avoir pratiqué, je ne saurais donner un avis.

Librement,

Arnaud

#5

Hello!
Merci pour vos premiers retours.
N’étant pas informaticien/développeur, mais juste un utilisateur, je ne comprends pas tout ce que vous dites et de loin, je décrypte: il faut à la fois des serveurs et des clouds solaires, mais aussi des CMS légers…

Avant d’ouvrir le chapitre CMS, est-ce que vous auriez des serveurs/hosts/clouds solaires à me recommander?
Je n’ai pas envie d’un host/serveur/cloud (quelle différence?) qui fait juste de la compensation CO2…

Merci!
Régis

#6

A ma connaissance in n’existe pas d’offre professionnelle pour faire du pur solaire, certains hébergeurs compensent, d’autres mettent des panneaux solaires, mais on est rarement sur du 100% solaire.
D’où mon article précédemment qui présente une voie : utiliser des mini-ordinateurs qui consomment peu, comme le raspberry pie, mais en effet, pour que cela tourne, il vaut mieux se passer de CMS et servir des pages statiques : des fichiers envoyés sans traitement, directement.

Pour être réaliste, je dirai que pour des projets expérimentaux ou à petite échelle, la solution autohébergée avec des raspberry pie et des sites si possible statiques ou des cms très optimisés me semble idéale pour démarrer.

Si le but est de faire un hébergement performant et solaire, il vous faudra des bricoleurs experts en solaire / électricité / électronique.

#7

lol, alors vient voir mon infrastructure chatons en gestation !
je suis avec 8 machines (+ quelques switch et firewall … basse conso) :

==> 146W … x 8 = 1100 W ! (environ)

Avec 6 panneaux ca doit passer … mais la encore la théorie c’est beau, la pratique , c’est autre chose, dans les mois qui viennent je serai en mesure de confirmer, ou m’incliner :wink:

On parle bien d’un infrastructure complète, avec des éléments redondants etc ! (pas d’un seul serveur proliant ou poweredge etc)

Edit : pfff … c’est en fait beaucoup moins au repos !

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#8

Merci arnaud, je jetterai un œil.

#9

C’est partir du postulat que l’énergie solaire n’émet pas de CO2. Dans les fait ça semble pas tout à fait ça… A l’usage oui, mais à la fabrication c’est autre chose. De plus si tu es 100% solaire ça veut dire l’usage de batterie. Si tu part sur du litium là c’est dramatique et pas qu’en terme de co2, si tu part sur du plomb c’est recyclable mais la durée de vie est limité et le processus de recyclage n’est pas sans émission… Si tu veux la meilleur énergie niveau co2 c’est le nucléaire… Après c’est pas la meilleur pour plein d’autres raisons…

Je suis personnellement autonome en électricité juste avec du solaire : https://david.mercereau.info/installation-electrique-solaire-autonome-mise-en-oeuvre/ et je penses que c’est tout bonnement chaud patate d’avoir un service hosting 100% solaire. A moins que toi/et ou tes utilisateurs accepte des interruptions de service. A la louche en milieu de la france ça voudrait dire 3 semaines / ans d’indisponibilité je pense (en dimensionnant le système à 3j d’autonomie sans soleil)
Mais pourquoi pas l’envisager ? Personnellement j’ai adopté un comportement électrique “au fil du soleil” donc ça me gènerait pas d’adopter un comportement numérique identique (qui sont quand même lier…). Tu peux très bien imaginer un un système scripté qui regard la météo et que si ça sens pas bon le nuage se coupe la nuit (2 à 5h du matin quand il n’y a pas grand monde) pour économiser de l’énergie…
Ceci étant ça ne marcherai pédagogiquement que si tes utilisateurs sont proches géographiquement pour qu’il est la même météo que le serveur… (et ça implique des services “perso” type calendrier, mail… pas de truc “public” type site internet ou alors avec des pages “offline”)

#10

la fabrication de tes panneaux solaires, elle bouffe combien de CO2 ?
“L’energie est notre avenir , économisons là” (on va tous en crever de cette phrase … ou pas !)

#11

aucune idée…
mais “y’a pas que le co² dans la vie” il y a des bruits qui court comme quoi un panneau solaire à besoin de plus d’énergie pour sa fabrication qu’il n’est capable d’en produire durant toute sa vie… Autant dire que si ça a été vrai c’était il y a bien longtemps… MAIS c’est à gardé à l’esprit. Enfin combien de barils de pétrole faut-il pour extraire un barils de pétrole ? la colle… A ce qui se dit on se rapproche de plus en plus du 1 pour 1 avec les sables bitumineux…

Au slogan EDF je préfère : “l’énergie la plus propre c’est celle qu’on a pas besoin de produire”

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#12

eh bien voila c’est mesuré : 430 W pour 7 serveurs, 5 commut, (24 ports) , 2 firewall … et une clim (qui souffle donc basse conso.).
Quand on monte en température 32°C dehors c’est du 1280W (la clim tourne)

Donc oui de la basse conso c’est possible pour un hébergeur type AMAP !

#13

Clim or not clim ?

J’ai laissé mes serveurs tourner dans ma cave durant la précédente vague de chaleur.
L’inertie thermique de la cave a fait que la température est montée doucement jusque 30°, et redescendue tout aussi doucement (sur plusieurs jours).

Mes serveurs sont des modèles rackables, tous en 2U, donc pas trop “denses” ce qui fait qu’ils sont ventilés assez facilement. Ils sont bien ventilés, mieux que ma tour Dell où les disques chauffent bien plus (souvent plus de 45°).

Quel est l’impact effectif de la température sur le matériel ?

Pour des épisodes ponctuels, certaines températures limites ne doivent pas être dépassées.
Ce qui semble sensible vraiment à ce niveau ce sont les disques durs.
Ils chauffent, ont souvent peu d’espace libre autour pour laisser passer l’air et ils n’aiment pas du tout dépasser les 50-60° de température interne.
C’est donc ça que je surveille maintenant en priorité et aussi parce qu’un disque HS, c’est une perte potentielle de données, là où un quand un autre composant lâche il suffit de le remplacer.

A propos de la température des disques, Google avait analysé les températures retournées par SMART et les taux de panne, ce qui montrait un optimum vers 30-35°, les pannes augmentent au delà mais aussi en dessous !
Les variations rapides ou répétées sont sûrement aussi un facteur aggravant.
Sur des serveurs hébergés chez online et OVH, je vois des courbes bien plus plates chez le premier que le second.

Pour les CPU, ils font du throttle pour ne pas dépasser les températures critiques et s’auto-protègent donc bien.
Le reste ? Alims… je n’ai pas vraiment d’info. Elles sont souvent bien ventilée.

En dehors des périodes chaudes ponctuelles, la chaleur a un aussi impact sur le vieillissement.
Je n’ai pas vraiment constaté tant de pannes que ça alors que j’utilise pas mal de matériel qui a pas mal d’heures de vol.

J’ai donc l’impression que la clim est nécessaire quand on a une forte densité de matériel (beaucoup de matériel, peu d’espace pour diluer la chaleur) ou bien qu’on est dans une pièce (trop) bien isolée.

Munin me sort maintenant des graphiques pour les températures des disques, en plus des autres. Je vais voir avec la prochaine vague de chaleur comment tout cela réagit, toujours sans clim.

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#14

je constate aussi tes retours d’experience.
Sauf que j’ai vu des serveurs ultra dense des rack 1 voir 2U avoir les ventillo qui partaient en morceau dans le chassis suite à une panne de clim : c’est format sont de la merde anti-planète.

“ont souvent peu d’espace libre autour pour laisser passer l’air et ils n’aiment pas du tout dépasser les 50-60° de température interne” => je vais vous montrer une photo pour palier ce souci, optez pour des serveur en DIY ! sur rack ouvert et modulaire.
Pour les disques dur idem … cage en caoutchouc

(le forum déconne , j’ai une photo de 1.6 Mo qui est refusée … et vous indiquez une taille maxi de 4096 Ko … ???)

#15

Désolé, ce fichier est trop volumineux (la taille maximale autorisée est de 4096 Ko). Pourquoi ne téléchargez-vous pas votre gros fichier sur un service d’hébergement externe, pour ensuite coller le lien ici ? ==> image de 1.6 Mo …

#16

Oui, bien sûr un serveur 2U (ou plus) peut aussi être ultra dense, les miens sont des R710 et R510 Dell où il y a de la place pour respirer et le flux d’air frais autour des disques (en face avant bien sûr) est bien optimisé.

#17

cpu ? raid ? ram ? hd ? (alim ?)

#18

Le problème de pas mal de CHATONS est là , amha :
https://www.cpubenchmark.net/compare/Intel-Xeon-X5550-vs-Intel-i5-3470/1300vs822

Tu tapes du “5353” avec du 95W
Moi je monte du mini-itx avec un truc qui fait du “6717” à 77W … (je te parle même pas du cout MCO des cpu, mémoire, hdd , carte raid … ingérable avec du cluster cEPH proxmox!)

Après chacun fait comme il l’entend.

#19

Les X55xx sont vraiment anciens, j’ai des X5670 5675 et 5687 qui sont proches de l’i5 de ta comparaison.

Côté disque, leur conso est quasi identique que ce soit des 500Go ou des 6To, du coup la conso au To varie énormément. J’ai une majorité de 3To, qui me sont revenus à moins de 10€/To (serveur de stockage de 72To d’occasion, moins de 3 ans d’age)

#20

Clim or not clim… la suite

Ces derniers jours, il faisait plus de 40° à l’extérieur, je ne sais pas combien au juste, je ne suis pas actuellement sur place mais étant dans la cuvette parisienne, ça devait pas être loin des 42.

La température dans la cave où j’ai mes serveurs a plafonné à 32°, en montée lente (température la plus basse mesurée sur l’ensemble des sondes IMPI/hddtemp).
Sur un des serveurs le disque le plus chaud est passé de 37° à 41°, rien d’alarmant.
Sur l’autre serveur (R710), la température des disques n’est montée que d’un ou deux degrés.

Bien sûr, il n’y a que deux serveurs actifs, et plutôt en idle, mais bon, ça me semble rassurant pour la suite.
Il faudra sûrement plusieurs jours pour que ça redescende naturellement, en juin j’avais ventilé pour forcer l’air frais à remplacer l’air chaud en place.