MOOC CHATONS : Module #1 disponible!

#1

Bon, ça n’aura pas été sans mal, mais on y est arrivé !
L’annonce : https://framablog.org/2020/02/26/ouverture-du-mooc-chatons-internet-pourquoi-et-comment-reprendre-le-controle/

Le module un du MOOC CHATONS, intitulé « Internet : pourquoi et comment reprendre le contrôle ? » est paru : https://mooc.chatons.org
La création d’un compte est facultatif pour accéder aux contenus, mais vous permettra de “participer” (aux forums, aux quizz, pour activer le suivi et les points d’expérience, etc)

RAPPEL : le premier module est un parcours de littératie numérique qui vise à donner les informations pour mieux comprendre internet et ses enjeux. Il parle donc, en toute logique, assez peu du collectif CHATONS.
C’est plutôt prévu pour les modules 2 et 3, qui ne sont pas encore financés (et on ne sait pas si/quand ils le seront).

Évidemment, la peinture est encore (très) fraîche, et il reste des centaines de petits détails à régler, mais de toutes façons on a tellement le nez dedans depuis des semaines (des mois :P) qu’on préfère l’annoncer, et corriger les détails après. Suite aux différentes difficultés rencontrées, nous avons aussi revu un peu à la baisse les capacités d’apprentissage social pour le moment.

Comment le collectif peut-il aider ?

De plein de façons différentes :slight_smile:

  • en participant aux discussions sur les forums (il vous faudra un compte), pour accompagner les apprenant⋅e⋅s (il est possible de s’abonner aux forums pour être prévenu par email des nouvelles discussions)

  • en relisant le contenu et en nous soumettant les erreurs triviales (ortho typo, etc) sur le forum dédié : https://mooc.chatons.org/mod/forum/view.php?id=85

  • en contribuant aux contenus ! (cf ci-dessous)

Et sans doute de plein d’autres manières à discuter ensemble.

Contribuer aux contenus

On sait très bien qu’on a pas la science infuse, et que vu la masse de boulot abattu, on a forcément oublié des trucs. En ce moment, par exemple, @angie rajoute une partie technocritique sur le numérique (impact écologique, transhumanisme, solutionnisme technologique, etc).
Et on sait à quel point la communauté du libre peut parfois être … pointilleuse (ha, les débats « chiffrer ou crypter » :stuck_out_tongue: ).
Bref, on sait que vous aurez des choses à redire et… tant mieux ! Parce que ce module n’est pas celui de Framasoft, mais un commun (sous licence CC by-sa pour les textes et les vidéos spécifiques au MOOC)

Donc, si vous voulez revoir des parties, les amender, les compléter, les corriger : c’est possible !
Et ça marche comme avec un logiciel libre: vous soulignez un manque (comme on le fait avec les issues), on en discute toustes ensemble, vous proposez une amélioration (patch ou merge request), et on décide ensemble de si on intègre ou pas.
Pour cela, le forum " Remarques et retours sur les contenus du module 1" devrait suffire dans la plupart des cas. Si ça ne suffit pas, on pourra ouvrir des “wikiscussion” sur le forum chatons. Et évidemment, nous sommes tout à fait prêts à donner des droits suffisants pour éditer les contenus existants ou en créer de nouveaux (faut juste qu’on se cale sur le workflow de publication car le logiciel libre utilisé (Moodle) ne permet pas le versionning des contenus, donc il faut prévenir quand il y a un changement de fond).

Enfin, évidemment, il faut discuter du périmètre global de ce module, qui vise à donner des bases suffisantes, mais non exhaustives (on ne va donc pas rajouter une leçon sur le modèle OSI ou le traitement du signal).

Voilà, yapluka !

pyg, bien content de ne pas avoir lâché l’affaire :slight_smile:

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#2

Je parcours le MOOC depuis plusieurs heures et c’est un sacré boulot. Félicitation !

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#3

C’est un taff superbe , chapeau à vous !

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#4

J’ai déjà commencé à propager la bonne nouvelle. :wink:

J’apprécie ce titre MOOC CHATONS mais je crains qu’il soit préjugé comme trop jargonnant. Serait-il possible de le promouvoir en parallèle sous une autre dénomination ? Je propose « Formation en ligne pour tous Internet et Citoyenneté ».

#5

Du gros taf, c’est top.

@pyg : vous connaissez scenariChain ?

#6

Je suis en train de suivre 1.2 Internet, ça fonctionne comment ? et je réalise que j’aimerais y trouver de quoi répondre à la perplexité qui habite les personnes non techniques à l’idée que (par exemple) Nextcloud puisse être auto-hébergé. Cela fait des mois que je tente en vain de trouver une explication qui fasse mouche, rien à faire.

Je dis à une amie utilisons Nextcloud pour échapper à Google drive, j’en ai un, je t’invite. Je fais donc un compte, je configure son mobile pour que ses photos soient sauvegardées dessus, on regarde ensemble l’interface web, elle essaye par elle même sur son laptop. Le tour est joué, ça demande zéro maintenance, super illustration par la pratique.

Lorsque cette personne partage sa bonne expérience quelque mois plus tard, une dissonance cognitive se manifeste toujours: le modèle mental associé à Nextcloud est le même que celui de Google, ce sont des services en ligne concurrents et donc implicitement centralisés. C’est en contradiction avec ce que j’ai expliqué: Nextcloud est un logiciel que j’ai moi même installé, comme de nombreuses autres personnes. Mais mon explication est oubliée (et sûrement inaudible / incomprise au moment ou je l’exprime).

Concrètement cette personne revient donc vers moi assez perplexe et dit: j’ai voulu montrer à John comment utiliser Nextcloud mais je n’ai pas trouvé comment créer un compte sur https://nextcloud.com. Et toutes les variantes qui tournent autour de l’idée qu’il existe un service Nextcloud tout comme il existe un service Google drive et que mon instance auto hébergée entretiendrait donc nécessairement un lien de dépendance avec cette instance unique. Mes explications sur le fait que le logiciel tourne sur des machines qui sont sous mon contrôle semblent revenir sans cesse a l’idée que je les fais tourner sur mon laptop, comme on peut faire tourner un navigateur sur son laptop, ou bien un client Dropbox.

Je vois bien que la confusion se niche dans la distinction trop technique mais essentielle qui existe entre:

  • Un logiciel et un service en ligne
  • Un service centralisé et un service auto-hébergé
  • Un logiciel qui permet d’accéder à un service en ligne et un logiciel qui fait tourner un service en ligne
  • Une machine personnelle et un serveur hébergé

Est-ce que ça évoque quelque chose a quelqu’un ?

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#7

Grand merci pour la leçon sur les BATX: je n’en connaissais pas le quart et c’est très bien exposé :+1:

#8

@dachary Je crois qu’il n’y a pas de discours miraculeuse qui ferait passer le message et à tous et rapidement. C’est par la répétition, l’exemple, et la diversité des argumentaires que nous y arriverons. À l’usure donc ! :slight_smile:

Je viens tout juste de boucler un cycle fantasique bardé de maximes. Par exemple :

Seul le fou n’écoute pas les conseils donnés avec franchise. Bien sûr, celui qui suit aveuglément tous les conseils est plus fou encore.

Et surtout celle-ci qui était en préface du bouquin :

Dites toute la vérité mais de façon oblique,
Le succès tient aux circonvolutions ;
De la vérité la surprise magnifique
est trop brillante pour notre compréhension.
Comme la lumière doit venir aux enfants
Par des explications tamisées,
La vérité s’expose progressivement
ou tous seraient aveuglés.

J’offre un cadeau — je ne sais pas encore quoi — pour celui ou celle qui sera la première à trouver les auteurs !

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#9

Merci pour ce retour positif. En tant que rédactrice, j’ai moi aussi appris de nombreuses choses en préparant le contenu.

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#10

Loic, je déterre ton récit de ce fil car c’est un sujet qui m’interpelle. Comme je suis très prétentieux, j’ai au moins deux bonnes raisons pour expliquer ton observation.
La première est que nous sommes toutes et tous confinées dans des bulles de compréhension. Il devient de plus en plus compliqué de sortir de nos biais de représentation. Et les réseaux sociaux ne font qu’amplifier cela, y compris ce forum.
La seconde est beaucoup plus factuelle. Mais demande d’adopter le point de vue de ton utilisatrice. Pour ce faire :

  • Partage publiquement un fichier ou un dossier avec ton nextcloud
  • ouvre ce lien dans une autre session de ton navigateur
  • observe le pieds de page
  • redis moi où nait la confusion dans l’UX?
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#11

C’est clair que ça aide pas :roll_eyes:

#12

Le sujet m’intéresse aussi (on y travaille à Framasoft, et ça sera probablement au coeur de nos missions de l’année 2021).

A cette complexité cognitive s’ajoute potentiellement celle des outils fédérés.
On a tenté plusieurs approches :

Bref, on a beaucoup investi (en temps, argent, énergie).

Mais on est d’accord que, même sans parler du fediverse, le simple fait de rendre “palpable” que « Le cloud, c’est l’ordinateur de quelqu’un d’autre » demeure complexe.

Ca fait longtemps que j’aimerai arriver à dépasser cette complexité, qui est pour moi due à différents facteurs :

  1. globalement, les libristes sont mauvais en communication (y a évidemment des exceptions, c’est une généralité, mais je pense qu’elle est fondée)

  2. comme nous “comprenons” bien comment fonctionne internet, nous avons tendance à partir bille en tête sur les problématiques (la centralisation, la surveillance, la publicité, la dépendance, l’aliénation, etc), avant même de refaire la pédagogie de base (« Il se passe quoi quand je tape “Facebook.com” dans mon navigateur ? »). Y a eu des initiatives, hein (qui se souvient de OVEI « On vous explique Internet » ? ). Mais franchement, on est encore à la ramasse. On trouve des “trucs” sur le web qui explique ça plus ou moins bien (au pif je viens de tomber sur https://www.youtube.com/watch?v=9UMvyfT4V_Y ou https://www.youtube.com/watch?v=_zLURXYF6ag ), mais du coup, nous, libristes, on a pas vraiment de contenu libre rapidement compréhensible (non, les 6H de confs de B. Bayart, même si c’est super, c’est pas “rapidement compréhensible”).

  3. Enfin, un point que je ne néglige pas, mais qui ne doit pas faire qu’on se cache derrière notre petit doigt, c’est qu’on doit faire face à un mouvement, une vague, un tsunami même : celui de la prolétarisation des internautes par les GAFAM. Le business model des GAFAM n’est en effet possible que si une composante, un socle est solide : les internautes ne doivent pas comprendre comment ça marche ! Que ça soit une page web (sinon je sais que je peux masquer des éléments ou utiliser un bloqueur de pub), la surveillance numérique (sinon, je peux prendre des contre mesures), ou plus simplement le réseau internet (sinon, je serai en capacité de m’interroger sur l’ultrapuissance des GAFAM/BATX/NATU). Pour moi, c’est un point très important et qu’on a tendance à négliger : ces boites dépensent des milliards (littéralement) pour implanter et faire croitre l’idée que “le numérique c’est compliqué, et qu’il faut le laisser à des gens sérieux”. Et comme ce ton paternaliste ne plait pas, c’est devenu “le numérique, grâce à Google/Apple/Facebook/etc, c’est magique”. Rien que le terme de “cloud” est pour moi très révélateur : c’est au dessus de toi, tu ne peux pas les toucher les nuages, c’est… juste là.

Donc, pour pouvoir “faciliter la compréhension de la décentralisation”, il faut arriver à mon avis à jouer sur ces 3 tableaux en même temps :

  1. avoir une vraie stratégie de communication (en essayant malgré tout de ne pas reprendre bêtement le trio cognitif, affectif, conatif du marketing communicationnel, je pense qu’on vaut mieux que ça). Et ça, pour moi, ça veut dire s’entourer de gens qui savent faire, donc hors milieu du libre. Et donc d’avoir un peu de thunes pour financer ça.

  2. il faut qu’on déconstruise un peu de “qui on est”, et ça c’est compliqué. Doit y avoir sur ce forum +80% de mecs, blancs, éduqués. Avec une bonne proportion d’ingés. Ca nous a formaté. Notamment sur les questions techniques (“je vois un problème, je cherche une solution”). Typiquement, je pense qu’on est carrément nuls sur les questions d’empathie : “Je vois que tu as un problème, au lieu de te proposer une solution, ben je vais juste te dire que je suis là pour t’écouter si tu veux en parler”. Juste ça. On va pas se mentir, y a déjà les trois quarts des mecs qui me lisent qui se disent “ben ok, mais une fois que j’ai écouté la personne, je vais lui proposer des solutions. C’est bien non ?”. Ben non, ça c’est notre formatage, notre éducation. Et ça nuit fortement à notre capacité à porter des messages. Vraiment. Nous sommes qui nous sommes et je ne demande à personne de changer. Mais par contre on peut se regarder dans le miroir et reconnaître nos biais.

  3. Sur le tsunami communicationnel (propagandiste ?) des GAFAM, je n’ai pas d’autres pistes que celle de l’éducation populaire (y en a sans doute d’autres, mais c’est la seule valable que j’ai trouvée). Se poser le cul sur une chaise, ouvrir ses chakras, et travailler l’esprit critique. Collectivement.
    Frontalement, on ne peut pas lutter contre leurs milliards. Il n’y a donc que dans les marges qu’on peut travailler. Mais ces marges sont inexplorées et à mon avis bien plus grandes que ce que l’on pense. Contourner la montagne plutôt que taper dedans. Honnêtement, je ne sais pas.

Bref, désolé pour le côté un peu lyrique de l’intervention. Le TL;DR; c’est

  • on (les chatons) a conscience du problème
  • on (Framasoft et d’autres) a essayé pas mal de choses
  • difficile d’estimer le succès ou l’échec des ces “choses”, parce qu’il faut voir qu’en face on a des putains de buldozers géants. Mais ça ne veut pas dire qu’avec nos sabots et nos coupe-ongles on a servi a rien.
  • si on veut aller plus loin, il faut explorer d’autres stratégies, et se donner les moyens de les mettre en oeuvre.

Je vous ai bien avancé, hein :stuck_out_tongue:

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#13

Pour avoir l’occasion de travailler au quotidien avec @blandine dont le métier est la communication, je mesure à quel point mon discours de geek peut être abscons. A force de dialogue on a co-écrit des articles (1 ou 2 par exemple) qui, à défaut d’être des chef d’œuvre, ont le mérite de nous parler à l’un et à l’autre. J’ai aussi conscience que @blandine, docteure ayant soutenue sa thèse cette année, est une perle rare. Mais peut-être qu’on peut changer les choses avec une poignée de perles rares ?

J’adore explorer les marges parce que parfois on y trouve des choses qui changent tout. Pour rester dans le ton lyrique: c’est l’avantage de vivre à une époque ou l’informatique s’invente. Dans deux siècles on peut imaginer que l’humanité aura un peu plus fait le tour des évidences. Histoire d’être un peu moins lyrique je donne un exemple concret qui a changé mon existence de développeur. Il y a une quinzaine d’années je me suis mis, avec une infinie réticence, à écrire des tests pour un logiciel que j’avais écrit et qui, inévitablement, s’affaissait sous son propre poids. C’est dans cette galère que j’ai compris l’évidence: un test est à un logiciel ce qu’une démonstration est à un théorème. Une vérité si simple que je me suis maudit de le pas l’avoir comprise vingt ans plus tôt. Mais un allié si puissant que je lui doit d’aimer encore faire du logiciel, sereinement.

Ca vaudrait peut être un sujet de discussion à part entière qui s’intitulerait: “qu’est ce qui a changé ta vie et qui reste encore bien caché ?”.

P.S. tiens ça me fait penser que ma vie a changé aussi le jour ou j’ai décidé d’ignorer les logiciels non libres. Je suis passé de “ce serait bien qu’il n’y ai que du logiciel libre dans le monde, on en ferait des choses” à “maintenant qu’il n’y a que du logiciel libre dans mon monde, je fais les choses différemment”

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#14

Merci Pyg, j’apprécie te lire, ca pique toujours un peu, mais c’est toujours intéressant!
En tant qu’optimiste naïf, j’ai plutôt l’impression que les choses avancent, au moins sur la compréhension générale du danger et du risque d’alimenter les GAFAMs et autres silos, les gens vaudraient en sortir mais ne veulent pas consacrer beaucoup de temps sur le sujet, ni devenir ingénieur informaticien pour y arriver.
Le risque que je commence à entrevoir, et que vous avez bien senti en proposant après dégoogleliser, déframasoftiser, c’est que les chatons deviennent LA ressource alternative et que donc nos services ne rendent pas vraiment les usagers libres mais juste consommateurs plus éthiques (mais vu le faible nombre de geeks derrière les chatons, ca risque de faire des burnout à gogo, c’est pas trop résilient… ).

Aussi, il y a tellement de choix possibles et de configurations différentes pour les outils libres, que c’est vraiment déroutant : par exemple proposer du etherpad pour écrire à plusieurs, alors que le stockage n’est pas permanent, que chaque instance a des plugins différents, des fonctions d’import/export différentes, qu’on ne retrouve pas ses documents a un endroit,… pas facile…
Je ne parle même pas des centaines de CMS différents, d’expliquer pourquoi ya openoffice et libreoffice, onlyoffice, collabora et,…

En ce moment, des actions comme organiser des contrib’ateliers Yunohost / RaspberryPi, c’était un peu dans l’idée de revenir dans un contexte contraint (limité en puissance, en choix d’applis) mais reproductible, accessible financierement et matériellement présent, sans intermédiaire pour proposer les services. Mais la route est longue avant que ce soit facile à prendre en main…

Pour la com’ j’ai moins de certitudes, je me dis que les choses qui marchent bien finissent par se faire connaitre, par sûr que wikipedia, openstreetmap ou VLC soient des projets qui aient émergés et soient devenues si populaires avec de gros apports sur la com’.

La piste educ pop est toujours largement a creuser, et aussi la rencontre avec les usagers, la co-construction d’outils avec des non techniciens, pour répondre concrètement à leur besoin, ca peut aussi etre une belle piste!

Revenir à une échelle très locale, pas vouloir faire tomber les GAFAMs mais réussir a faire un outil libre résilient et convivial pour organiser un circuit court d’alimentation sans classeur google docs, serait déjà une belle victoire!

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#15

Si si, j’ai même appris à voler (parapente) un petit peu pour ça et ça m’a permis de les connaitre voir de m’en méfier pour certains. :slight_smile:

Plus sérieusement, oui c’est pas simple du tout de faire passer ces messages à contre courant.

Parfois il faut choquer pour réveiller les gens, les sortir de leur bulle de méconnaissance.
Dans une présentation d’OpenStreetMap que je faisais devant des représentants de l’OCDE, je me suis lâché en expliquant que le business model de Google Maps était celui d’un dealer de crack : premières doses gratuites et quand t’es accro ça te coute un max. Certains m’en ont parlé plus tard, ça avait marqué (et a été confirmé à l’été 2018) !

Le message est important, mais pour passer un plafond de verre, monter assez haut et pour que la parole porte, il faut parfois un messager avec un certain charisme pour faire passer ces messages en étant à mon avis le plus positif possible.

Ne pas jouer avec la peur, mais faire comprendre le danger et oui expliquer un minimum le fonctionnement en le vulgarisant.

Pour OSM, en France on eu Gaël Musquet qui a été un formidable porte-parole. Il ne faut pas trop personnaliser, mais avoir une incarnation ça aide. J’ai pris ensuite le relais, puis d’autres… la machine était enclenchée.

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