Rendez-vous à Paris VIII le 14 octobre ! ("Pour un collectif léger")

Un « collectif léger » serait alors un collectif qui ne verrait plus les GAFAM et autres géants de l’Internet comme des organisations contraires au dogme que le collectif CHATONS ou Framasoft (puisque tu les cites) s’étaient fixés ?

Ce n’est plus un pavé dans la mare que tu jettes mais plutôt un retournement de veste, non ? En tous cas, je l’ai pris en pleine poire tel quel !

Certes, le monde a changé, il est plus moderne « technologiquement parlant » mais, ôte-moi d’un doute, le modèle des GAFAM : il sert à quoi ? À faire en sorte que la Jeunesse puisse s’épanouir et fonder ses propres opinions sur le devenir de la société ?

Pour avoir bien suivi les mouvements anti-GAFAM, c’est plus le modèle qui est combattu ici et, ensuite, les acteurs qui font partie de ce modèle, les fameuses cinq lettres du mot GAFAM et tout le monde sait aujourd’hui qu’ils ne sont plus cinq…

Les mouvements dont tu parles ici n’existaient-il pas avant l’arrivée des GAFAM ? Crois-tu vraiment qu’il a fallu attendre l’arrivée des GAFAM pour faire émerger des initiatives sociétales, éthiques et transparentes ?

Lutter contre les GAFAM serait donc un combat d’arrière garde et que si le collectif CHATONS lâchait du lest il s’en porterait mieux ?

L’objectif du collectif était que, tous ensemble, vous fassiez émerger des petites productions locales de services numériques et que vous vous entraidiez à trouver des alternatives numériques éthiques et libres à destination des humains qui en avaient besoin… Sous-entendu, s’il n’y a pas encore d’alternatives alors on ne produit pas, référence aux CHATONS qui cherchent à envoyer des milliers de mails par jour et qui n’y arrivent pas sans passer par les GAFAM.

Une AMAP en Ardèche qui croulerait sous la demande d’Ananas et qui, au final, les ferait importer du bout du monde pour répondre à la demande : ce serait cela « lâcher du lest » pour le collectif ?

Aujourd’hui, le collectif pointe du doigt ceux qui n’ont pas réussi, pointe aussi du doigt ceux qui veulent trop bien réussir et déciderait de couper la poire en deux en se détournant du dogme initial et en évitant ainsi de demander à ceux qui ont mieux réussi d’aider ceux qui n’y sont pas encore arrivés ? N’y a t’il pas des problèmes d’ego ici ?

Ce n’est pas très « collectif » tout ça…

Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’opposer aux GAFAMs, je dis juste que c’est une proposition « contre » : en gros ça pose une critique, un problème, mais ça ne donne pas la solution, ça dit juste « voilà pourquoi le monde est dysfonctionnel ».

La solution au problème des GAFAM, c’est le cœur du sujet, on est pas d’accord dessus. Certains pensent qu’elle est dans le libre, d’autres dans l’archipélisation, l’éducation populaire, la médiation numérique, la sobriété numérique, les systèmes coopératifs et autogérés, par des implantations locales, à plus petits échelles, par l’apprentissage, dans les mouvements low-tech, etc. En général, on pense plutôt un mix de tout ça, dans des intensités différentes, avec des accents mis plus sur un point qu’un autre. Tout ça, ce sont des propositions « pour », qui disent « voilà comment le monde pourrait exister ».

À mes yeux, les propositions « contre » sont les plus efficaces pour rassembler, mais les propositions « pour » sont les plus efficaces pour agir.

Moi je dis qu’une seule chose, c’est que la force des CHATONS, elle est dans cette diversité de solutions « pour » et que je veux qu’on créé un cadre dans laquelle elle peut s’épanouir. Dans ce cadre, je ne vois aucun problème pour qu’il y ait une place pour un label « Logiciel Libre » (selon la FSF), qui soit aussi strict que nécessaire/voulu, tant qu’on laisse aux autres l’espace pour explorer les autres sujets.

Si vous me dites « non, c’est pas possible, la seule solution contre les GAFAM, c’est les 4 libertés du libre, c’est la condition sine qua non pour participer au collectif, on ne veut parler à personne d’autre » et bien je n’ai plus rien à faire ici, et on se quitte sans regret. Mettez quand même à jour le site web, histoire que d’autres personnes ne se trompent pas de chemin, c’est tout…

PS : L’AMAP doit aussi faire des compromis : les matières première pour son matériel n’a pas été produit localement et selon ses principes, probablement qu’elle a recourt à des voitures et des tracteurs qui consomment de l’essence, si elle utilise des animaux comment gère t’elle ce rapport à l’exploitation animal ? Chaque AMAP se pose ses limites et gère ses compromis. Aujourd’hui dans le collectif CHATONS, les limites c’est forcément le logiciel libre, et le reste de la charte peut être ignoré sans aucun soucis (comme les permanences), ie. le compromis c’est tout le reste. À noter que justement un membre de Deuxfleurs souhaite faire prochainement une proposition pour transformer le système de candidature/label du collectif en un diagnostique sur le modèle du FADEAR / Agriculture Paysanne. Il devrait publier un billet prochainement sur le forum à ce sujet.

(J’ai pas lu la suite.)

Ya méprise. GAFAM et leur monde sont un adversaire de taille avec la vision du monde qui est partagée ici. Personne ne compte revenir là-dessus. Quentin parle de la sémantique, de l’objet de CHATONS. On ne peut pas se définir seulement comme « contre », car ce n’est pas constructif, c’est juste défensif. Framasoft a apparemment compris sa leçon depuis Dégooglisons, puisqu’iels formulent uniquement des propositions constructives aujourd’hui.

Autre exemple, « les luttes pour le maintien du pouvoir d’achat » : nul. On devrait se battre pour une rémunération de la production au bénéfice principal du travail et non du capital comme c’est le cas aujourd’hui. (Bernard Friot) « Le pouvoir d’achat » c’est myope, et « le maintien », c’est déjà s’avouer vaincu⋅es.

Pour être honnête je suis un peu emmerdé avec le A de Alternatifs dans CHATONS. Alternatifs à quoi ? À l’hégémonie. Super, mais c’est défensif. On peut pas se projeter un peu plus loin ? Déclamer, sans pointer des doigts (ne donnons pas tant d’importance à nos imbéciles adversaires), qu’on a une proposition super pour la société, où l’informatique en réseau est un outil d’émancipation et non écocide d’aliénation et de paupérisation des masses. Tu vois que je trahis pas nos idéaux en retournant la sémantique, je renforce juste notre proposition en la rendant désirable, et non seulement défensive d’un animal blessé qui montre les dents sans savoir où fuir. On sait où on veut aller : un numérique émancipateur au service de l’organisation des peuples, des luttes et des initiatives. On souhaite emmener la part politiquement consciente de la société civile avec nous.

Pourquoi nous définir uniquement par rapport à/contre une vision du monde en carton ? La nôtre elle déboîte. Pas besoin de nommer les losers dans notre objet.

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Je ne suis qu’un observateur ici… Je vous donne mon point de vue et c’est tout !

Pour moi, la « sémantique » n’a jamais fait avancer le monde, ce sont les faits et les actes qui font avancer le monde !

Et, il n’y a aucune mauvaise intention ou mauvais esprit dans ce que j’écris (j’ai passé l’âge…), j’essaie juste d’alimenter le débat afin de l’enrichir.

Bonne soirée.

Fabrice, je suis d’accord avec toi sur l’entraide et que les actes font avancer le monde. Tellement d’accord que c’est pour ça que Deuxfleurs est venu partager ses travaux Garage sur CHATONS, qu’on coopère sur le sujet - je considère que l’aide vient souvent dans les 2 sens - avec de nombreux CHATONS, bien souvent en dehors du forum. Quant aux actes, j’en ai cité également plus haut (les « Quoi de neuf à Lyon ») et ce projet de réunion pour aboutir sur les sujets de gouvernance + code de conduite + camps 2024 + continuité ressemble quand même à un acte bien ambitieux puisque le collectif n’a jamais abouti là dessus depuis 2016. Bref, je crois qu’on fait des choses…

Je continue mon monologue du coup…

À propos de la gouvernance (partagée)

Avant de parler de gouvernance, je veux parler de politique (une explication en vidéo). De ce que je comprends, on retient 3 définitions, de la plus large à la plus restrictive : Politikos, l’organisation de la cité, comment on vit et on veut vivre ensemble ; Politeia qui fait référence à la constitution, aux théories politiques, et enfin Politikè qui réfère à la pratique du pouvoir, comme les élections, comme dans « elle fait de la politique ».

Suite aux désillusions du XXè siècle, la notion de politique, et les projets de « progrès humain » et de « monde meilleur » est un peu tombé en désuétude. D’où l’émergence du terme de « gouvenance ». On peut parler de la « gouvernance de l’UE », aussi de la « gouvernance d’Internet ». De ce que je comprends, c’est un terme qui a émergé pour penser une Politeia plus horizontale, plus participative, moins violente, dans des objectifs plus de co-opération, de co-ordination, de co-production, etc. Elle comporte aussi une dimension beaucoup plus gestionnaire, « comment faire tourner la machine », « business as usual », moi ça me fait penser à la Realpolitik. Pour poser cette définition/critique de la gouvernance, je me base sur une note de lecture du livre Critique de la gouvernance, livre que je n’ai pas lu.

Concernant la gouvernance partagée, l’article Wikipedia me semble intéressant. Classé dans « management », il décompose le terme comme suit :

Le terme « gouvernance » renvoie à l’exercice du pouvoir, le terme « partagé » renvoie au fait de le répartir parmi plusieurs protagonistes (souvent qualifiés de parties prenantes)."

C’est rigolo de voir ce glissement sémantique : la gouvernance qui était vu comme une forme de politique moins autoritaire, plus coopérative, moins violente, est de nouveau vu comme l’exercice du pouvoir vertical et hiérarchique ici, d’où le fait de devoir lui accoler le mot « partagé ». Pour moi, la différence se situe aussi beaucoup dans l’échelle (beaucoup plus petite) et la cible (d’abord des organismes privées : des assos, des coopératives, l’ESS, etc.). Voilà comment l’Université du Nous présente le concept en vidéo : Le Mooc « Gouvernance partagée » commence !

La gouvernance partagée semble recouper des modes d’exercice du pouvoir comme la sociocratie ou l’holacratie, des réflexions issues de l’entreprise libérée, des modes de décision comme la prise de décision par consentement, des méthodes d’élection comme l’élection sans candidat, et de manière générale, tout un tas de réflexion bienvenue sur comment rendre notre fonctionnement en tant que groupe plus agréable, plus fluide, etc. comme par exemple la météo des émotions.

Tout cet ensemble de savoir peut être mis en mouvement pour faire fonctionner des groupes de gens, que ce soit un tiers-lieux comme La Bascuale Argoat ou un parti politique, comme le parti Pirate (j’y reviens plus tard).

On peut aussi trouver des critiques - qui n’invalident pas du tout les apports et points positifs de ces méthodes ceci dit - dans le monde de la recherche, par exemple celle-ci sur l’Holacratie : Les apports contrastés de l’holacratie à la démocratie délibérative en entreprise. Une étude ethnographique dans une PME de l’Yonne.

Les expert-es au sein du collectif

Du coup moi mon truc c’est plutôt la politique, les idées, et pas trop l’exercice du pouvoir, la gestion, il faut le reconnaître. MAIS MAIS, on a les meilleures personnes de France sur les points précédents ! Et je balance !

@ColibrisOutilsLibres est une émanation du Mouvement Colibris. Et on retrouve le logo de Colibris sur les vidéos de L’Université du Nous, qui est la structure (?) qui a revendiqué la première le sujet de la gouvernance partagée vers 2011 (according to Wikipedia).

@Nebulae dont plusieurs de ses membres se sont formés à la gouvernance partagée, et maintenant, font de l’accompagnement à ce sujet.

@IndieHosters (et probablement d’autres personnes ici et à Lyon) qui ont des liens avec La Myne, un Tiers-Lieux perché à Villeurbane qui je crois à pas mal réfléchi à tout ça, au point que leur mode de gestion s’appelle maintenant Cthulhu (svp svp pas de Cthulhu). Un tentacule de Ctulhu.

@martin.cronel à travers sa pratique au sein du parti pirate.

@furax37 et ses méthodes d’animation de réunion (qui sont la partie la plus fine-grained de la gouvernance partagée souvent). Son site et son site ressource. Laurent a animé un temps lors de la formation EmancipAsso de janvier 2023 organisée par Anne-Laure et Angie.

Vous - probablement que je vous ai oublié, et j’en suis désolé, je ne connais pas encore assez bien tout le monde ^^

Regard sur la proposition de Martin

Martin (et celles et ceux qui ont participé aussi, Florie et d’autres sans aucun doute), je pense que ta proposition faisait vraiment sens, et pourtant elle ne me faisait pas vibrer. Merci encore pour ton travail, ton temps, ton sérieux - on retrouve vraiment les apports de la gouvernance partagée. Par la suite, je propose mon regard de pourquoi ça n’a pas marché - ce n’est que mon avis. Si vous pensez qu’il est super nul, donnez le votre plutôt que de critiquer le miens !

Pour rappel, je vous mets une slide où vous pourrez reconnaitre les cercles de la sociocratie/holacratie (désolé je sais pas faire la différence) :

Normative/Descriptive - À mon sens, une première raison de l’échec, c’est que c’était une approche « normative » et non une approche « descriptive » : aujourd’hui ce n’est pas du tout comment le collectif fonctionne et il faudrait donc « projeter » des gens dans ces rôles. En fait c’est une approche très théorique, et il fallait croiser les doigts pour que ça réponde aux problèmes et que ça soit utile aux gens pour agir, et que ça allait séduire les gens en se disant « ah ça y est, je me retrouve dedans, ça va me permettre d’agir, de faire des choses dans le collectif que je n’aurai pas pu faire avant ». Voilà, ça n’invalide rien du tout jusqu’ici, mais faut reconnaître que c’était un pari.

Trop gestionnaire - Et un des premiers points qui m’a refroidi, c’est qu’à l’échelle de ce qu’on fait au niveau collectif, ça m’a l’air d’être un bulldozer. Sans vouloir diminuer le travail d’Angie, et en ayant participé à la dernière réunion du GT asso, aujourd’hui il y a les taches suivantes de bien identifiées : organiser les candidatures, organiser le camps CHATONS, organiser la réunion mensuelle, la communication externe, les services en ligne, modérer le forum, et 2/3 autres bricoles. Dans une approche gestionnaire uniquement, l’objectif est de trouver un moyen de perpétuer ces tâches avec le moins d’effort possible. Pas sûr qu’on ait besoin d’autant de processus donc.

Transmission des savoirs - Un deuxième point, c’est que ce graphique mobilise beaucoup, beaucoup d’outils (pertinents) de la gouvernance partagée. Mais trop, même moi je maîtrise pas tout, j’ai du pas mal lire sur la gouvernance partagée pour écrire ce billet. Je pense qu’un outil doit être introduit seulement après que le savoir ait été transmis aux intéressé-es. Et le corollaire, c’est que le temps des intéressé-es est précieux, et qu’on doit vraiment choisir nos combats.

Temporalités - De plus, l’organisation proposée semblait requérir beaucoup de temps, et un investissement continu. C’est compliqué quand on a un boulot / les clients à gérer en journée, qu’on pense à notre action bénévole / la « mission » de notre CHATON le soir, et qu’en plus on doit, en bonus, devoir bosser sur le collectif.

Conflits latents - Enfin, à mes yeux, un frein majeur à l’engagement dans le collectif - mais je dirais même plus simplement, à partager ce qu’on fait au sein du collectif plutôt que de passer en direct entre nous - ce sont les conflits et les frictions qui sont là, qu’on essaie d’éviter au maximum. C’est pour ça que je mets les pieds dans le plat personnellement, même si actuellement c’est pas le meilleur moment de ma vie, j’ai des espoirs de lendemains qui chantent ^^. Et du coup, ben c’est bête parce que ça n’a rien à voir avec la proposition, mais je pense que ça influe sur sa réception.

Les leçons que j’en tire, et le sens que je mets à « léger »

Une approche descriptive - L’idée c’est de mener un projet sur 6 mois, qui serait porté par Adrien et moi, projet bien défini : « gouvernance + code de conduite + continuité + camps chatons 2024 ». Qu’une relève soit prise sur les 6 mois suivants : « visibiliser les membres du collectif : que fait-on des candidatures+annuaire ». Si personne ne prend la relève, et ben ça laissera de la place pour d’autres projets au sein du collectif (et oui j’ai des idées de chose qu’on peut faire ensemble, elles sont déjà là, mais en marge du collectif ajd). On met ça en oeuvre, on se prouve qu’on peut le faire, et dans un an on dit « qu’on pratique la gouvernance tournante » (cette idée n’est pas neuve, vous en retrouverez des traces dès 2019 dans l’historique du forum). On décrit ce qu’on a réussi à mettre en place.

Place à l’action ! - La gestion du collectif ne doit être là que pour supporter l’action. Aujourd’hui il y a des choses qui marchent (par exemple la répartition des services entre différents CHATONS fonctionne - pour rappel : Le forum par Indie Hosters, le Nextcloud par le Cloud de Girofle, le site web par Framasoft, les stats par Cpm ; et si un membre ne veut plus contribuer, on trouvera quelqu’un d’autre). Je sais que ça parait creux comme ça mais : on pourrait réserver un amphi - vous voyez c’est pas si compliqué - pour proposer une journée de réflexion sur l’hébergement / les services numériques avec des invités / table ronde. On pourrait commencer aussi par d’avantager recenser ce qu’on fait chacun de nos collectifs : les évènements organisés, les interventions réalisées, les success stories avec des gens, etc. Ça pourrait créer de l’émulation. L’important pour moi, c’est qu’un maximum de choses puissent être faites spontanément par les membres du collectif, en autonomie, et que ce soit quelque chose de valorisé, encouragé, pas juste une vague possibilité théorique.

Transmission des savoirs - Je pense que la gouvernance partagée peut nous apporter beaucoup de chose, mais il faut identifier un petit élément, le mettre à l’expérimentation, et l’intégrer seulement si il a marché. De manière générale, force est de constater que tout le monde (moi le premier) ne lit pas tous les comptes-rendus de réunion, tout le forum, etc. À mon sens, l’idée c’est de penser un travail de synthèse régulièrement, dans des lieux/temporalités différentes. Par exemple, à chaque camps CHATONS, faire un résumé, une synthèse de l’année passée. Par exemple, un terme un peu pompeux de la politique que j’aime bien, c’est le discours sur l’état de l’union. Je cite/reformule :

[On] fait le bilan de l’action […] tout en présentant les grandes lignes des futures propositions

J’adorerais un « État de l’Union pour les CHATONS », et ça me ferait bien marrer d’en faire un au camps CHATONS 2024.

Temporalité - Je pense qu’il faut penser un fonctionnement « fractionné », avec des « temps forts ». Le collectif, c’est pas là où « on habite », on fait du continu dans notre CHATON, mais le collectif c’est plus un endroit « pour se réunir ». Et nos CHATON sont pas assez gros pour dédié un-e bénévole (ou employé) pour représenter à l’année notre CHATON. On se retrouve donc au four et au moulin. Mais si on créer des temps forts (la journée du 14 octobre cette fois-ci qui pourrait se transformer en session d’un jour l’hiver, le camps CHATONS de l’été), là je pense qu’on tient quelque chose.

Conflits latents - Sur ce point, cf les autres fils du forum.

Un exemple de proposition « légère » donc

Elle est forcément radicale pour vous forcer à réagir, mais moi je serais très heureux d’un collectif qui fonctionne en séquence de 6 mois, avec à chaque fois un projet clairement défini (là on serait disons pour simplifier « établir la gouvernance », après « visibiliser les membres », et après on verra), des gens qui le portent, en mode gouvernance tournante.

Le fait d’établir un projet, sur 6 mois, porté par un groupe qui se sent bien ensemble, qui fonctionne bien, sur lequel il faut réfléchir en amont, j’ai le sentiment que ça permet de créer de l’émulation, de la réflexion, c’est aussi obliger à réfléchir de manière stratégique, à se projeter, ça permet aussi de rassurer : c’est que 6 mois, on peut passer à autre chose après. Pendant un temps il était question d’aller chercher des sous pour les CHATONS, si c’est une vraie réflexion, ben c’est carrément une séquence de 6 mois qui va nous occuper là, voire plus, et ben go ! C’est aussi là qu’on met la gouvernance, en temps qu’outil de gestion de côté, et qu’on effleure le politique, en se demandant dans quel monde on veut vivre, à quoi on veut que le collectif ressemble (ie. stratégie = se projeter dans l’avenir = quel avenir on veut = politique).

Ces séquences de 6 mois se termineraient par un temps fort, où tout le monde serait convié, et ce serait « l’investissement minimal attendu », temps fort en physique dans la mesure du possible, incarné aujourd’hui par le camps CHATONS et une potentielle session d’hiver sur le format de la réunion du 14 octobre.

Ça voudrait dire la fin des réunions mensuelles : les réunions seraient organisées au besoin, et en fonction du mode de travail préféré, des gens qui portent la séquence des 6 mois. Le compte-rendu, la transmission des informations, le fait de rendre compte, etc. se ferait toujours à la fin de ces 6 mois. Et on peut se répéter un peu : à chaque fois on peut revenir sur l’an passé, comme si ça vous avez raté une étape, vous êtes pas perdu-e.

D’un point de vue bénévole, ça veut dire qu’on ne demande plus que la présence régulière d’un-e représentant-e de chaque collectif tous les 6 mois / 1 an. On fait retomber la pression aussi du coup, ça nous permet aussi d’investir de l’énergie, du temps, pour rendre ces moments conviviaux, chaleureux, et que les gens qui ont pris le temps pour le collectif, et bien que ces gens repartent en ayant passé un bon moment, en ayant mangé de bon petits plats, en ayant discuté avec les ami-es, etc. etc.

Les prises de décision ne se feraient que lors des temps forts, par vote à la majorité des présent-es, à main levée. Aucun logiciel ne serait utilisé dans le processus, on éliminerait les modes de vote plus justes (comme le jugement majoritaire) car trop compliqué à mettre en place. Aucune plateforme de décision (Decidim & co) ne serait mise en place. L’idée derrière ça c’est que le vote ne doit pas être la finalité d’une action, le centre de notre attention, mais un moyen parmi d’autre de dépasser un conflit avéré ou potentiel. Les plateformes de discussion en continue réinscriraient dans le continu les échanges, ce qui exclurait trop de monde. Les échanges et propositions doivent se construire d’abord entre personnes aux affinités communes, et ensuite doivent être présentées et soumises au collectif pendant un temps fort, où beaucoup de monde est rassemblé. Pour continuer cette réflexion, je vous propose ma petite note sur la tyrannie de l’absence de structure de Jo Freeman (scrollez un peu dans la page).

En conclusion

L’approche est « légère » parce qu’elle :

  • n’a pas besoin de beaucoup de mécanisme de gestion
  • ne nécessite pas d’acquérir de grande quantité de savoir pour comprendre son fonctionnement
  • ne nécessite pas (la plupart du temps) de passer par de la bureaucratie pour passer à l’action et s’approprier le collectif
  • elle délimite très clairement dans le temps l’engagement bénévole attendu (time well spent), elle fonctionne sur un mode fractionné pour laisser le temps de s’occuper de son CHATON

Voilà, c’est mon dernier monologue, normalement j’ai fini de vider mon sac. Sauf oubli.

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Merci pour ces explications de ce que tu imagines pour le futur du CHATONS.

Je suis d’accord (ou du moins je pourrais m’accomoder) avec beaucoup de choses décrites, néanmoins je suis très sceptique sur l’idée d’abandonner la réunion mensuelle.

Pour être plus clair, personnellement je ne comprends pas cette « panique » concernant la fin du poste d’animation du collectif financé par Framasoft. J’estime justement que tant qu’on maintient une mensuelle, nous serons en mesure de nous organiser (peut être pas aussi bien qu’avec Angie, mais quand même).

En revanche, abandonner la mensuelle, ce serait prendre le risque que dans les esprits le collectif s’estompe et qu’au bout de 6 mois il n’y ai plus grand monde pour répondre à l’appel.

ET puis, je suis partisan d’une structure où chacun et chacune puisse apporter sa pierre, j’entends par là contribuer selon son envie, son initiative, au moment où c’est possible. Et parfois, ça ne s’accorde pas bien avec une feuille de route… Mais j’ai envie de dire tan-pis.

J’estime qu’avec une mensuelle, il est possible de dire, « voilà j’ai fait ça » ou « j’ai commencé ça ». Nos mensuelles devraient être là pour favoriser l’émulation qui méne à la contribution.

La mensuelle permet aussi de maintenir un lien, de transmettre de l’info, de nous reconnecter un peu (notamment pour harmoniser nos idées et nos états d’esprits).

Et concernant cette injonction faite aux chatons de devoir être présent, moi je pense qu’il faut juste considérer qu’il n’y a pas d’obligation de participation (autre que celle de faire vivre son chaton). Et puis, jusqu’ici, le ratio de participation aux mensuelles a toujours été énorme.

Bref, faisons un trucs qui décrit notre fonctionnement actuelle, sans poste salarié. Ou alors listons les vrais crises que l’on a rencontré, et changeons juste ce qu’il faut pour que notre orga soit plus résiliente pour passer une crise similaire la prochaine fois.

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Je trouve ça chouette que des personnes proposent des solutions pour avancer, merci @quentin pour ça !
Par contre ça me questionne sur le format en présentiel à Paris en octobre alors qu’il y a déjà le camp CHATONS au mois d’août.
En terme de logistique ça me paraît compliqué de libérer du temps / des coûts de déplacement pour 2 évènements si proches, quand on voit que c’est déjà un problème pour certains de se rendre au camp CHATONS.

Je suis partagé sur la méthode aussi, beaucoup plus directive que ce que l’on a fait jusqu’ici dans le collectif, mais si cela convient à tous, je suis sûr que les personnes présentes (je ne pourrais pas participer pour ma part) seront les bonnes personnes pour trancher sur les points proposés (un des principes du forum ouvert - Méthodologie Forum Ouvert — Wikipédia).

Attention aussi au temps investi de votre côté, si le vote ne va pas dans votre sens à la fin du processus, ça peut être (très) démotivant et nous laisser sans solution à quelques jours de la date butoir du 1er janvier.

Qu’est ce que je propose, qu’est ce que je ne propose pas

Est exclu du périmètre, seront laissés en l’état, ne seront pas discutés :

  • La charte
  • Le manifeste
  • L’annuaire
  • La position du collectif vis à vis du Logiciel Libre, des critères techniques à satisfaire, etc.

L’objectif c’est d’arriver à (re)définir :

  1. un objet + gouvernance pour le collectif CHATONS
  2. un code de conduite + stratégie de modération
  3. préparer le camps CHATONS 2024 et
  4. assurer la continuité.

Dans aucun de ces 4 points je ne prendrai de décision : l’idée c’est de créer des groupes de ~3 personnes qui feraient une proposition, qui seraient ensuite amendées le 14 octobre par touts-tes les participant-es. Sur le même modèle que s’est réalisée la charte v1, mais en physique et non sut git. Adrien et moi on est là pour la logistique et pour cadrer les sujets, et oui c’est là où on « influence ».

Par exemple, si il ressort (comme ici) que la réunion mensuelle est importante pour des gens, je ne suis personne pour aller contre. Je me suis permis de donner un exemple pour montrer les possibles qu’on peut explorer - et parce que personnellement je ne suis pas fan de cette réunion, parce qu’à mon sens son rôle n’est pas très clair, est-ce une réunion d’information ? dans ce cas, mieux vaut préparer son pitch. De réflexion / débat, dans ce cas ne sommes-nous pas trop nombreux-ses pour que tout le monde s’exprime ? De convivialité ? dans ce cas, comment fait on pour entretenir le lien en visio ?

Dans tous les cas, dans ma proposition, il y a cette analyse que le temps est critique pour tout le monde, donc comment on s’assure que le temps est bien dépensé ? Et voilà, il y a un monde où soit pour certain-es, le temps est déjà bien dépensé en réunion mensuelle et on sait que ça marche, ou soit on revoit un petit peu l’organisation de la réunion, on lui donne une tournure plus informationnelle (on réduit la durée des sujets, on garde les intéractions pour la fin, etc.) ou plus conviviale (je ne sais pas comment on fait).

Pourquoi changer maintenant ?

Je ne comprends pas cette « panique » concernant la fin du poste d’animation du collectif financé par Framasoft. […] Faisons un trucs qui décrit notre fonctionnement actuelle, sans poste salarié. Ou alors listons les vrais crises que l’on a rencontré, et changeons juste ce qu’il faut pour que notre orga soit plus résiliente pour passer une crise similaire la prochaine fois.

Je prends très sérieusement ta critique @ljf. Je pense en effet que tu touches quelque chose du doigt.

Il va y avoir du travail bénévole à faire suite à la fin du poste d’animation à faire en plus quoi qu’il arrive. Personnellement, je ne me conçois pas au service du collectif mais je le vois comme un espace pour agir. Si je dois proposer quelque chose, autant que ça soit quelque chose qui me parle. Et ce qui me parle, c’est à défaut de régler tous les problèmes, ceux qui traînent depuis le plus longtemps. Et à mon tour de poser des questions du coup.

Au camps CHATONS 2022, on a fait un (ou deux) ateliers nommés Formaliser un processus de décision effectif et vivant pour le collectif. Sujet qui traîne au moins depuis 2020, où on a une section Décision collective sur le forum dont les règles ne sont que partiellement définies. Comment s’impliquer dans un collectif où les règles de décision, d’arbitrage des désaccords sont floues ? Comment expliquer à toutes les personnes qui ont passé du temps sur cette proposition et les autres qu’elle s’est perdue dans les discussions sans fin du collectif et que c’est donc du travail perdu ?

On pourrait supposer que peu de choses nécessitent de décisions, après tout le collectif est auto-géré, chacun connaît sa place et son fonctionnement ? Pourtant, en 2019, quand la question de comment la gouvernance au sein du collectif était perçue, personne n’avait la même réponse. Encore une fois, comment s’impliquer dans un collectif, dans lequel les perceptions de comment il fonctionne sont si différentes ?

Que ce soit sur le sujet de l’accompagnement des structures candidates (sujet de la dernière réunion mensuelle), ou bien d’autres sujets, une proposition a souvent été déjà faite par le passé (ici c’était kaiyou en 2020). Mis à part 1 ou 2 détails dans ce billet, ce sont également que des propositions faites toutes il y a 2/3 ans (gouvernance tournante, code de conduite, etc.). N’est-ce pas le symptôme qu’on est bon pour les idées mais qu’on n’arrive pas à transformer ça en action ? Ne serait-ce pas lié avec les 2 points précédents ?

Aujourd’hui sur la question plus large de « l’animation de communauté », on a une modération du forum et des autres espaces de discussions minimales : non respect de la loi, insultes, gros hors sujet, etc. sont supprimés. On a une équipe de médiation, mais aujourd’hui elle n’a aucun pouvoir. Peut-être devrait elle en avoir, peut-être que ça devrait être une autre équipe. Aujourd’hui la modération est beaucoup pensée et analysée sur Twitch et (feu) Reddit, mais aussi du côté de Wikipedia, OpenstreetMap & co avec des rôles différents d’une personne à une autre : ça n’est pas la même personne qui supprime les contenus offensants que celle qui va gérer les conflits, etc. Je pense qu’il y a quelque chose à creuser de ce côté là, par exemple : Supporting Volunteer Moderation Practices in Online Communities. MrFlos avait donné des exemples subtiles qui pouvaient justifier l’introduction d’un code de conduite, et qui pourrait venir en appui à ces différentes équipes pour faire leurs choix. Ça permet aussi de poser des valeurs communes, et quitte à avoir une position réflexive, j’aurais potentiellement modulé mon discours et mon action au sein du collectif en fonction de ces valeurs. À ça, s’ajoute l’idée d’accueillir les nouvelles et nouveaux, travail important aujourd’hui réalisé dans l’ombre par La Contre Voie et Picasoft. On a de plus en plus d’éléments pour montrer qu’on a besoin de penser cette « animation de communauté ». Pourquoi ne pas officialiser ce continuum d’animation de communauté déjà là, lui donner les moyens de mener son action, valoriser et visibiliser le travail déjà réalisé ?.

Quant à la continuité, qui va s’occuper de récupérer les emails de contact@chatons.org ? Puis d’y répondre régulièrement ? De consigner l’info quelque part de qui gère quoi ? Et quid des accès aux autres services ? Quid du nom de domaine chatons.org : qui a les accès ? qui paye ? Est-ce que Framasoft va continuer à héberger chatons.org gracieusement ? etc. Quoi qu’il arrive, il va falloir prendre des décisions à ce sujet. Qui va s’en charger, qui va le faire ?

Voilà les sujets sur lesquels cette proposition a pour objectif d’avancer. Je refuse d’avancer sur le dernier point de la continuité sans avancer sur les sujets de la gouvernance + modération, parce que le collectif auquel je souhaite participer aurait une gouvernance et une animation de communauté bien établie pour accueillir l’énergie des gens qui veulent s’investir. Le reste sont mes opinions persos, et c’était possiblement une erreur de ma part de les avoir amenés ici.

Mais comme je dis plus haut, je n’impose rien du tout. Il reste l’option GT Asso, il y a maintenant l’option de @ljf de - je ne sais pas comment l’appeler - mais bref de continuer comme ça au plus possible. Et de manière générale, libre à toute personne qui aurait des craintes de préparer la suite ou de joindre ses forces à une des propositions.

Ça me parait un très bon ODJ pour une journée de travail du collectif :

un objet + gouvernance pour le collectif CHATONS
un code de conduite + stratégie de modération
préparer le camps CHATONS 2024 et
assurer la continuité.

Merci @quentin pour toute l’énergie mise pour animer toutes ces discussions, justement tu préfigures un rôle d’animation qu’il faudra prévoir car on a vu que même avec toute l’énergie mise par @Angie pour activer le collectif, l’inertie est forte…

Pour le code de conduite, m’étant proposé de lancer un peu le sujet, le plus difficile et comme tu le soulignes (et c’est un problème récurrent aux Chatons), étant d’aboutir.
Ta proposition de temps en présence avec des objectifs clairs et des propositions à voter me parait un excellent moyen pour avancer concrètement, avec délibération sur la gouvernance et raisons d’être du collectif.

Pour les réunions chatons, auxquelles je ne pouvais plus participer car avec mes 2h de décalage horaire, ca faisait trop tard, je suis en même temps d’accord avec @ljf que de les supprimer couperait le peu d’élan collectif et empêcherait de traiter les sujets « chauds » qui ne pourraient pas attendre 6 mois ou 1 an pour une délibération collective.
Et en même temps, le format, l’animation et leur contenu serait peut etre a revoir. Moi j’imaginerais bien qu’on n’y parle plus que très peu du collectif, ou alors juste pour les choses urgentes, et que le reste soit fait pour faire de l’inter-chatons : un tour de parole pour raconter les projets (on plus on co-rédigerait en live le post actu des chatons, qui deviendrai une tache collective et pas juste le travail de certain.es volontaires motivé.es, merci à elleux au passage), les difficultés rencontrées (voire faire des accélérateurs de projet).

Pour l’aspect convivialité de ces réunions, des fois juste sortir le nez de son quotidien, savoir que ces réunions là ne seront pas de la prise de tête a parler gouvernance (on a le forum et les rencontres physiques pour cela :wink: ) ca peut faire son effet et créer du lien!

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Je trouve ce propos caricatural, ce n’est pas parce que tu es « contre » le manifeste qu’on va considérer que tu ne veux pas agir.

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Je ne comprends pas. J’ai l’impression que ton objectif est de créer un annuaire des « gentils », cela n’a jamais été le rôle du collectif : les CHATONS sont là pour proposer des moyens de dégoogliser, mais cela ne se fait aucunement en opposition du reste de l’Internet, chacun peut proposer des services sans être un chaton, et je ne comprends pas ce souhait d’hégémonie qui consisterait à faire tout ce qui est possible pour que les « gentils » deviennent des chatons. Il existe des « gentils » qui ne seront jamais des Chatons, où est le problème ?

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La définition de la FSF est simplement constituée des 4 libertés, je pense qu’on peut retirer le « selon la FSF »… puisqu’il s’agit de la définition de toutes les entités qui peuvent faire référence : debian (fondation pour le logiciel libre), de l’open source initiative (pourtant peu regardante), de wikipedia (dans les langues que je comprends), de creative commons (qui pourtant ne fait pas que du libre), de mon dictionnaire, de tous les accords internationaux et leurs déclinaisons en droit français…

C’est toi qui ne veut parler à personne d’autre, pour ma part je souhaite parler à tout le monde, même s’ils ne sont pas Chatons (voire surtout sils ne sont pas Chatons). J’ai déjà donné une douzaine fois une présentation portant sur les 10 étapes permettant de libérer un téléphone Android, seule la dixième étape permet d’afficher un téléphone libéré, pourtant à chacune des étapes précédentes je rappelle qu’on peut s’arrêter là, et que c’est déjà bien (et migrer chez un chaton n’est que l’étape 8).

Et les Chatons en font partie. Mais il existe aussi un monde non-chaton qui en fait également partie, sûrement plus vaste que celui des Chatons, et avec lequel on peut discuter sans imposer en préalable de faire partie du collectif.

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Bonjour Denis,

Suite à ma première vague de questionnement et d’expression de désaccords sur le forum, j’ai souhaité orienter mon action vers une contribution pour le collectif, et Adrien m’a rejoint dans ce projet. Action qui se compose en des actions concrètes sur 4 axes : (1) la gouvernance, (2) l’animation et la modération, (3) assurer la continuité et (4) l’organisation du camps CHATONS 2024. Ces 4 axes ne sont pas nouveaux pour le collectifs, des travaux ont été menés sur chacun d’entre eux depuis 2016 par à chaque fois au moins 3 membres différents, il s’agit donc d’avantage de faire aboutir des sujets que d’en proposer de nouveaux.

Afin de délimiter le périmètre et de dissiper les inquiétudes, j’ai clairement annoncé que je me mettrai en retrait sur le sujet de l’annuaire, de l’aspect labellisation, et du dissensus sur le logiciel libre. Pour ce faire, j’ai cru bon de préciser que quand je parlais de logiciel libre, je parlais bien de la définition de la FSF et non de la vision que j’en avais et que j’avais pu communiquer dans d’autres sujets. Autrement dit, nous avons clairement identifié un dissensus sur ces sujets là dans d’autres discussions sur le forum, et je reformule encore, je souhaite les laisser en dehors de cette proposition, et je n’aurais probablement pas du répondre à Fabrice sur ce sujet ici. Pour autant, il n’est pas nécessaire de ré-itérer sans cesse les mêmes arguments, ils ont déjà été données maintes et maintes fois sur ce forum.

Denis, souhaites-tu aider le collectif sur sa gouvernance, sur l’animation et la modération, sur sa continuité, et sur l’organisation du camps CHATONS 2024 ? Si oui alors parlons de ça ! Si tu souhaites me corriger en cherry-pickant 3 mots ou à chaque fois que je parle du sens que je donne à mon engagement dans ce collectif, sans façon merci.

Merci.d’avoir pris le temps de répondre, j’ai l’mpression que tu étais agacé par mes réponses alors que de mon côté je n’ai rien à te reprocher. Je suis désolé d’avoir l’air de faire du cherry-picking, mais je pensais sincèrement avoir enfin compris la bonne façon d’utiliser le forum (on prend des courtes citations et on y répond sans autre besoin de contextualisation).

Au secours, je n’y comprends rien…

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emancipasso c’est pas l’annuaire des chatons, mais c’est
1/ un répertoire des prestataires numériques pour les associations (accompagnement, formation, services) donc il y a quelques uns des chatons mais juste une partie et il y a aussi des structures qui ne sont pas chatons !
2/ c’est aussi une communauté d’associations et de prestataires qui s’entraident
Donc en bref, il y a qq points communs mais c’est différent et complémentaire

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